Real - OL : un monde d’écart (vidéo)

Les Lyonnais ont pris l’eau mardi soir à Madrid (4-0), surclassés dans tous les compartiments du jeu par un Real en balade emmené par un excellent Benzema. Fébriles et attentistes, les hommes de Rémi Garde se sont déplacés dans la capitale espagnole en victime expiatoire. Sans jouer et sans ambition. Et ils ont été étrillés.

Jamais l’OL n’a donné l’impression d’espérer gagner cette rencontre. Jamais Lyon n’a contrecarré les plans madrilènes. Jamais les Gones n’ont mis l’intensité nécessaire dans un match de ce standing. Et, logiquement, ils ont été corrigés. Battus par plus forts qu’eux, certes, mais pas que. Les Rhodaniens ont regardé jouer leurs adversaires, repliés dans leurs vingt mètres, oubliant d’attaquer le ballon. De tenter de rivaliser. Sans méchanceté dans les duels, le grand Real a croqué le petit OL tout cru. Mourinho et les siens n’en demandaient pas tant. Contre un adversaire de ce calibre, si à l’aise techniquement, l’OL a donné le bâton pour se faire battre. Ou plutôt, sans tenter de confisquer aux Madrilènes le précieux sésame rond, ils ne l’ont jamais revu. Une bien triste prestation.

Une débacle !

De match, il n’y en jamais eu mardi soir à Bernabéu. Karim Benzema, le Gone de Bron-Terraillon, ouvre rapidement la marque sur corner (1-0, 19ème). Lyon, dominé tactiquement, écrasé physiquement et dépassé techniquement, subit les assauts répétés des coéquipiers d’un Cristiano Ronaldo pourtant peu en verve. Un temps, Hugo Lloris va repousser l’échéance, jusqu’à la pause. Au retour des vestiaires, c’est la débâcle. L’OL encaisse rapidement deux nouveaux buts, par Khedira (2-0, 47ème) et Lloris contre son camp (3-0, 55ème). Un monde sépare les deux formations. Sergio Ramos, au milieu d’une défense lyonnaise incroyablement attentiste, scelle le score en fin de rencontre (4-0, 81ème). Lyon, sans idée, boit le calice jusqu’à la lie.

Gourcuff fantomatique

Des points positifs tout de même ? Très peu. Outre Michel Bastos, le seul olympien au niveau. Et capable de faire la différence balle aux pieds. Même Hugo Lloris y est allé de son erreur. La charnière Koné-Lovren a montré de gros signes de fébrilité, Fofana n’a pas fait oublier Gonalons, Gomis s’est inlassablement fatigué à courir derrière des ballons injouables. Quant à Gourcuff, pour son grand retour en tant que titulaire, il a été fantomatique. Comme Briand. Mais c’est surtout collectivement que Lyon s’est sabordé. Avant de s’effondrer individuellement. L’OL a pu voir mardi soir ce qui le séparait encore du haut niveau. Un gros retour sur Terre, après un emballement tout légitime. Une piqûre de rappel avant le choc chez le champion de France, dès dimanche à Lille…

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