Les frères Kouachi
© FRENCH POLICE / AFP

Chérif Kouachi : “J’étais prêt à mourir en battant”

L’un des deux frères présumés impliqués dans l’attentat contre Charlie Hebdo, Chérif Kouachi, était connu de la justice. En 2008, il avait été condamné à 3 ans de prison dont 18 mois avec sursis pour avoir appartenu à la “filière des Buttes-Chaumont”, qui visait à envoyer des djihadistes rejoindre en Irak les rangs de la branche irakienne d’Al-Qaïda. À l’époque, il avait assuré aux enquêteurs être prêt à mourir en se battant.

"Les deux frères Kouachi seraient prêts à mourir en martyrs", a dévoilé dans la matinée le député UMP Yves Albarello.

Aux environs de 8h30, les auteurs présumés de l'attentat contre Charlie Hebdo, qui a fait 12 morts mercredi 7 janvier, se sont retranchés dans une société d'imprimerie à Dammartin-sur-Goële. Les forces du GIGN auraient pris contact avec les preneurs d'otages alors que la zone artisanale de près-Bouchers a été transformé en état de siège.

“J’ai vu les injustices montrées par la télévision”

Parmi eux, il y a Chérif Kouachi. Âgé de 32 ans, il a déjà été jugé en 2008 lors du procès de la filière irakienne des djihadistes des buttes Chaumont à Paris.

À l'époque de son arrestation, alors qu'il projetait de partir en Syrie, il avait expliqué ses motivations : “J'étais prêt à mourir en battant. J'ai eu cette idée lorsque j'ai vu les injustices montrées par la télévision par rapport à ce qui se passait là-bas. Je veux dire par là des tortures infligées par les Américains aux Irakiens.”

L'homme, orphelin, aurait commencé à fréquenter une mosquée au milieu des années 2000. Il se considérait même comme un mauvais musulman, "consommant un peu de haschich". Chérif Kouachi s'était même entraîné aux armes à feu, pratiquant le footing pour s'entraîner.

Un islamiste radical

Deux ans plus tard, deux rapports en date des 21 mai et 4 juin 2010 de la sous-direction antiterroriste soulignent “l’existence d’une association de malfaiteurs chevronnés, formée autour de (…) donneurs d’ordres appartenant au mouvement takfir”, rapporte Le Monde.

Dans ces documents, Chérif Kouachi était désigné comme “islamiste radical”. Sa proximité était soulignée avec Djamel Beghal, qualifié lui de “chef d’une cellule opérationnelle d’obédience takfir”.

Chérif Kouachi aurait également des liens avec l'auteur de la fusillade de Montrouge, qui a tué une policière jeudi matin. Ce même homme serait également impliqué dans une prise d'otages en cours porte de Vincennes, à Paris, dans une épicerie casher.

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