Claude Puel réclame maintenant 6,5 millions d'euros à l'OL

En bisbille depuis un an et demi avec son ancien entraîneur Claude Puel pour licenciement abusif, le président de l'OL, Jean-Michel Aulas, retrouvait les prud'hommes ce jeudi 14 février. La décision a été mise en délibéré au 16 mai.

Jeudi 14 février après-midi, l'affaire Puel-OL est enfin jugée sur le fond par les juges des prud'hommes de Lyon. Plus d'un an et demi après avoir commencé du côté de Gerland… Embauché en 2008 pour quatre ans, Claude Puel avait finalement été licencié en juin 2011, un an avant la fin de son contrat, pour faute grave. Après deux conciliations infructueuses, le technicien devait attaquer le club de Jean-Michel Aulas, considérant sa rupture de contrat abusive. Et de réclamer pas moins de cinq millions d'euros, somme correspondant aux salaires et primes non perçus ainsi qu'au préjudice moral et professionnel subi.

"Mon client est très serein"

L'ex-entraîneur qui évolue depuis sous les couleurs de l'OGC Nice, avait alors choisi de saisir le conseil des prud'hommes en référé, en juillet 2011. Avant d'en être débouté en décembre de la même année. Depuis, Claude Puel et son conseil Guy Reiss ont revu le montant des indemnités à la hausse pour le préjudice moral et réclament aujourd'hui à l'OL 6,5 millions d'euros. L'avocat qui a dans un premier temps annoncé un chiffre de 7 millions d'euros a dans un second temps, rectifié… Absent à l'audience, le coach niçois a toutefois communiqué par la voix de son avocat : "Mon client est très serein", a-t-il rapidement lâché à la fin de l'audience.

Résultat d'une faute grave

Jean-Michel Aulas qui doit assister dans la soirée au seizième de finale de l'OL en Ligue Europa, face à Tottenham, était en revanche présent sur le banc des prud'hommes. Son avocat Joseph Aguera a tenté de convaincre les juges que le licenciement de Claude Puel était bien le résultat d'une faute grave. "Nous sommes très confiants, a-t-il indiqué. Nous avons un dossier très sérieux face à un adversaire qui n'a pas été très précis". La bataille juridique pourrait se terminer dans deux mois, à moins que la partie déboutée n'interjette appel de la décision.

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