Météo Financière

La Réserve Fédérale a en effet révélé que le dollar avait perdu plus de 8 % depuis 2006 face à ce panier de devises (Washington Post, samedi 10 novembre 2007).

Dans le même temps, le département du commerce extérieur annonçait une réduction du déficit du commerce extérieur revenu à 56,5 milliards de dollars, son niveau le plus bas depuis Mai 2005 (Bloomberg.com, vendredi 9 novembre).

Ces nouvelles tombent plutôt bien pour l'administration Bush qui mise sur les exportations et leur forte contribution à la croissance du pays pour faire contrepoids au déclin provoqué par la crise immobilière et financière. L'enjeu est bien politique : il s'agit pour le camp républicain de contrer l'érosion du moral des ménages américains et de présenter l'image d'une Amérique conquérante.

Bush-Sarkozy  : deux amis qui restent en désaccord

Après un discours très apprécié sur la dette morale de la France vis-à-vis de l'Amérique libératrice prononcé mercredi dernier sur la colline du Capitole devant les représentants du Congrès américain, M. Sarkozy a amorcé une transition vers des sujets plus sensibles :

"Avec ses amis, on peut avoir des divergences, on peut avoir des désaccords, on peut avoir des disputes. Mais dans la difficulté, dans l'épreuve, on est avec ses amis, on est à leurs côtés, on les soutient, on les aide".

La France est prête à apporter son aide diplomatique et son expertise sur les sujets sensibles tels que l'Afghanistan, l'Iran et l'Irak mais attend une contrepartie sur le dollar : les Etats-Unis doivent aller au-delà des mots et prendre des mesures concrètes pour renforcer leur devise. La monnaie chinoise, "le yuan, est déjà le problème de tous. Le dollar ne doit pas rester seulement le problème des autres", a-t-il ajouté. Car "si nous n'y prenons garde, le désordre monétaire risque de se muer en guerre économique, dont nous serions tous les victimes".

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