Les élus de droite du Rhône, soutiens de Valérie Pécresse en vue de la présidentielle de 2022, réunis devant les Halles de Lyon.

A Lyon et dans le Rhône, la droite "rassemblée" s'affiche derrière Valérie Pécresse, mais la route est longue

Les élus de droite de Lyon, de la Métropole et du Rhône se sont affichés unis ce lundi pour le lancement du comité de soutien des élus du Rhône en faveur de Valérie Pécresse. Tous veulent croire en la victoire de la présidente de la région Ile-de-France à la présidentielle. C'est (pourtant) loin d'être gagné.

"La famille politique des Républicains est totalement rassemblée", se réjouit Alexandre Vincendet, le maire de Rillieux-la-Pape, également président de la fédération LR du Rhône. "On a pu connaître d'autres épisodes malheureusement où on a pu se déchirer. Ce congrès s'est pas bien passé", ajoute le maire de Rillieux, qui avait soutenu Xavier Bertrand au 1er tour du congrès des LR. Mais désormais, c'est "u-n-i-t-é" dans toutes les bouches. "Nous sommes la seule alternative républicaine et crédible à Emmanuel Macron. Si demain Macron est face à Zemmour et Le Pen, ça sera une réélection par défaut. Notre responsabilité collective est d'offrir une réelle alternative aux Français", clame le maire de Rillieux-la-Pape.

Pierre Oliver, le maire du 2e arrondissement de Lyon, orateur de la campagne de Valérie Pécresse, a égrené la longue liste des soutiens de Valérie Pécresse dans le Rhône. Un département où les maires de droite sont notamment très nombreux, notamment dans la Métropole de Lyon. Outre Vincendet, Philippe Cochet, le maire de Caluire, Laurence Fautra, la maire de Décines, Gilles Gascon, le maire de Saint-Priest, Jérôme Moroge, le maire de Pierre-Bénite, Sébastien Michel, le maire d'Ecully, Véronique Sarselli, la maire de Sainte-Foy-lès-Lyon ou encore Clotilde Pouzergue, la maire d'Oullins, soutiennent tous Pécresse.

Pécresse va devoir parler aux électeurs potentiels de Macron comme ceux de Zemmour

"Vous avez un pays qui se délite, notamment sur le régalien. Vous avez un pays qui a besoin d'un nouveau souffle, qui a besoin de retrouver sa fierté, qui a besoin d'un retour de l'autorité de l'Etat. Vous avez aussi des territoires qui ont besoin qu'on leur fasse de nouveau confiance face à une présidence qui a été ultra-centralisatrice et a qui fait fi des talents locaux", insiste Vincendet, le président de la fédération LR du Rhône.

Les parlementaires LR du Rhône sont également présents, les députés Bernard Perrut et Nathalie Serre, les sénateurs François-Noël Buffet et Catherine Di Folco. ""Protéger, éduquer, soigner", voilà le tryptique sur lequel Valérie va se baser entre autres pour développer son programme. Il est important de parler du programme et de nos propositions", souligne Nathalie Serre, la députée de la 8e circonscription du Rhône. Dans la liste des soutiens chez les parlementaires, on peut aussi noter l'absence d'Etienne Blanc, le sénateur du Rhône et conseiller municipal de Lyon... Dont des propos sur Vichy avaient fait polémique à l'automne. Et qui entretient toujours le flou quant à son positionnement vis-à-vis d’Eric Zemmour (lire notre décryptage ici)

Pour la droite républicaine, dans l'opposition depuis 2012, la partie est loin d'être gagnée. La droite a réussi son congrès mais dans les enquêtes d'opinion, elle a rarement été aussi faible au mois de janvier d'une année présidentielle. Valérie Pécresse, créditée de 15 à 18% des voix dans les sondages, est sérieusement concurrencée sur sa gauche par Emmanuel Macron et sur sa droite par Eric Zemmour et Marine Le Pen. Le "socle" LR s'est effrité. Il est picoré de toutes parts. Pour l'emporter, pour déjà accéder au second tour, la candidate doit arriver à séduire les électeurs tentés par Macron comme ceux tentés par Zemmour. Un grand écart pas simple...

"La droite républicaine, elle gagne quand ? Quand elle marche sur ses deux pieds ?" (maire d'Ecully)

"La droite républicaine, elle gagne quand  ? Quand elle marche sur ses deux pieds. Forte sur le régalien, et forte sur les sujets sociétaux, sociaux et économiques. L'avantage de Valérie Pécresse, c'est ça", répond Sébastien Michel, le maire d'Ecully. Elle apporte aussi quelque chose qui manque beaucoup à la vie politique depuis des années : du sérieux et de la crédibilité", ajoute-t-il.

"On a une candidate sérieuse qui fait des propositions de fond et sur tous les thèmes. C'est aussi ça ce qui nous a manqué pendant des années à droite, d'être capable de parler de tous les sujets. On nous a souvent enfermé sur la sécurité et l'immigration. Ce sont des sujets centraux. Mais parler d'éducation dans cette période, c'est aussi un sujet profondément de droite, qu'on doit récupérer. Valérie Pécresse va évoquer tous les thèmes tout au long de sa campagne. Ce sont ces éléments-là qui vont faire la bascule", se persuade Pierre Oliver, le maire du 2e arrondissement de Lyon. Mais pour l'instant, la route jusqu'à l'Elysée est encore bien longue pour la présidente de l'Ile-de-France. Et semée d'embûches.

Lire aussi : Valérie Pécresse à Lyon Capitale : "je veux absolument travailler avec Laurent Wauquiez"

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