Bioforce : un nouveau président et un nouveau directeur

Le conseil d’administration de l’institut Bioforce vient de nommer Bernard Sinou et Gilles Collard respectivement président et directeur général de l’école de l’humanitaire lyonnaise.

Bernard Sinou, ancien directeur des affaires publiques de l’institut Mérieux, et Gilles Collard viennent d'être nommés par le conseil d'administration de l'institut Bioforce respectivement président et directeur général de l'école de l'humanitaire lyonnaise.

"L'Institut Bioforce a un rôle unique et fondamental dans l'architecture du monde humanitaire, il va donc légitimement accompagner son évolution, notamment en apportant toujours plus de capacités aux personnes, aux organisations, aux Etats qui, dans leur propre pays, sont directement touchés par des crises toujours plus nombreuses", affirme Gilles Collard, par ailleurs ancien étudiant de l'école.

L'année 2015 aura été difficile pour l'institut Bioforce, soumis à des défis historiques et qui a traversé une crise de gouvernance.

“Culture du secret”

Ses finances étant en berne, l'institut doit trouver de nouveaux investisseurs et ménager ses partenaires. Parallèlement, il doit adapter son modèle aux évolutions du monde de l’humanitaire, en plein bouleversement. Des désaccords au sein du conseil d’administration sur la marche à suivre dans ces réformes ont conduit en janvier 2015 à la révocation de l’ancienne présidente. Le 16 juin, le renouvellement d’un tiers des membres du CA donnait l’occasion aux principaux financeurs d’exiger des changements effectifs : la région Rhône-Alpes, la métropole et la fondation Mérieux hypothéquaient leur soutien et mettaient la pression sur l’exécutif.

Entretemps, en mai, la gestion interne de l’institut par la direction avait été mise en cause. Des membres du personnel avaient fait part dans une lettre des conditions élevées de stress et d’une surcharge intense de travail. Parallèlement, des individus travaillant au sein de Bioforce avaient dénoncé à Lyon Capitale des méthodes "dictatoriales" et une "culture du secret" à la tête de l’école.

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