BRULE DANS LE METRO

Âgé de 36 ans, originaire de Lyon, l'homme a été littéralement incendié, dimanche 13 mai, par deux hommes, alors qu'il rentrait chez lui par les transports en commun.

Il est 6h35 quand la scène a lieu. Sorti d'une soirée très arrosée, et "endormi sous l'effet de l'alcool" d'après le Parquet, la victime somnole dans la rame de métro qui la ramène chez elle.

A la station Bellecour, deux garçons de 20 et 22 ans entrent dans le même wagon. Ils sont seuls avec l'homme. Ils ont, semble-t-il, envie de "jouer" - selon leurs premières dépositions - avec le passager. Voyant qu'il ne réagit pas, ils décident de faire brûler son pantalon à l'aide d'un briquet. Le tissu s'embrase immédiatement : l'homme est en feu. A la station suivante, les deux criminels prennent la poudre d'escampette en criant que quelqu'un est en feu. A 6h58, le métro est stoppé. Sept minutes plus tard, les pompiers arrivent sur les lieux.

Carbonisé au troisième degré

L'homme est très grièvement brûlé, avec des brûlures au troisième degré sur 9 % du corps, en l'occurence une jambe dont les muscles et le fessier sont atteints. A ce stade, la peau est cartonnée, blanche ou brunâtre, l'épiderme, le derme et l'hypoderme (la couche la plus profonde) sont calcinés, les vaisseaux sanguins et les terminaisons nerveuses détruits. Selon toute vraisemblance, la jambe de la victime pourrait être amputée ces prochains jours. Une circonstance aggravante de plus pour le duo, retrouvé grâce aux caméras de vidéosurveillance du métro.

Pour l'heure, les deux auteurs ont été mis en examen pour "coups et blessures volontaires" commis avec usage d'une arme (le briquet), en réunion et dans un moyen de transport collectif. Soit un crime passible de dix ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende.

Guillaume Lamy

D'après les médecins, "le pronostic vital n'est pas engagé", à savoir que ses jours ne sont pas en danger,

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