Emmanuel Macron, Gérard Collomb et David Kimelfeld © Tim Douet

Campagne de Macron à Lyon : l'enquête préliminaire classée sans suite

Le parquet de Lyon a indiqué ce lundi qu’“aucun détournement de fonds publics n’a été caractérisé” concernant le financement de la campagne d'Emmanuel Macron à Lyon. 

Le parquet de Lyon a décidé de classer sans suite l’affaire du financement de la campagne électorale d’Emmanuel Macron à Lyon, rapportent ce lundi les journaux Le Monde et Le Progrès. “Aucun détournement de fonds publics n’a été caractérisé”, et les délits électoraux ne sont “pas constitués”, aurait indiqué le procureur de la République, Nicolas Jacquet.

L'enquête préliminaire avait été ouverte en juin 2018 après la plainte déposée par Stéphane Guilland. L'élu LR soupçonnait la ville et la métropole de Lyon d’avoir mis à disposition des moyens humains et matériels pour la campagne d’Emmanuel Macron, sans que cela soit affecté aux comptes de campagne d’En Marche. Étaient visés la réception organisée à l’hôtel de ville de Lyon le 2 juin 2016 par Gérard Collomb pour Emmanuel Macron (alors ministre de l’Économie), un meeting organisée à La Plateforme en 2016, le rôle des salariés du Grand Lyon et de la ville dans la campagne et enfin l’utilisation des locaux parisiens de la métropole pour une rencontre entre Emmanuel Macron et Alain Juppé. 

D'après le parquet de Lyon cité par les deux journaux “la visite de Monsieur Emmanuel Macron, à l’époque ministre de l’Économie et de finances, était bien en lien avec ses fonctions et ne constituait pas une visite de précampagne électorale”. Enfin concernant le rôle de Jean-Marie Girier, à la fois chef de cabinet de Gérard Collomb et membre de l’équipe de campagne d'En Marche, le parquet a estimé “qu'une partie importante de cette activité politique s’était d’abord exercée pendant le temps libre dont il disposait (…) et avait ensuite donné lieu à une réduction de son travail”. Selon Philippe Cochet (LR) M.Girier “utilisait non seulement du temps, mais surtout des moyens de la métropole, comme des boîtes mails, des bureaux, des moyens de transport pour faire campagne pour le candidat de La République En Marche”.

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