COMMENT LES TAXIS ONT FAILLI BLOQUER LYON

En chemin, il s’empresse de confier une information de première importance. Nicolas Sarkozy viendrait le 15 septembre à Lyon annoncer la déréglementation des professions dont l’exercice est fortement encadré par la loi : notaires, taxis et autres pharmaciens. Une bombe. A peine sa course achevée, le chauffeur de taxi affolé en réfère à son syndicat, la Fédération des taxis indépendants. Le secrétaire pour le Rhône, Pascal Wilder prend l’information très au sérieux. Et pour cause : lors de l’installation de la Commission “pour la libération de la croissance" le 30 août dernier, Nicolas Sarkozy a évoqué les “rentes de situation des taxis". Ça a fait bondir toute une profession. “Tous les syndicats de taxis ont alors compris qu’ils étaient dans le viseur et qu’il fallait se préparer au bras de fer", analyse-t-on à la Fédération Nationale des Taxis de province. Les bruits en provenance des membres de la Commission présidée par Attali le confirme : la volonté est de déréglementer. Tous les taxis se préparent, fourbissent leurs armes : “s’il passe en force on va faire comme en Italie, on va bloquer le pays pendant trois jours", annonce Pascal Wilder.

Le 15 septembre au matin, Nicolas Sarkozy ouvre les portes de son bureau de l’Elysée. C’est les Journées du Patrimoine et il se prépare à partir en week-end à la campagne. Loin de Paris et de Lyon. Mais la rumeur courre toujours : désormais on l’annonce au congrès des HLM et à celui des notaires.

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