Rue de la république durant le confinement

Coronavirus à Lyon : quel bilan en Auvergne-Rhône-Alpes un an après le 1er confinement ?

Du 1er confinement à aujourd'hui, la région Auvergne-Rhône-Alpes, tout comme la France, a vu son quotidien chamboulé par le virus de la Covid-19. Retour en chiffres sur l'impact sanitaire de ce virus dans la région depuis un an.

Il y a un an tout rond, le gouvernement français décidait de mettre la France sous cloche pour faire face à l'arrivée d'un nouveau virus, si lointain quelques semaines plutôt alors que débutait l'année 2020. De fait, les hôpitaux, pris de court, n'arrivaient plus à faire face à l'afflux de malades dont on peinait encore à comprendre et traiter leur maladie. Le 7 mars, une semaine avant le confinement, le virus n'avait encore causé aucun décès. Un an plus tard, la Covid-19 a fait plus de 90 000 morts en France, dont 9365 dans les hôpitaux de la région Auvergne-Rhône-Alpes et 5347 dans les Ehpad de la région. 

Lors de la première vague, jusqu'à 3055 malades de ce coronavirus ont été accueillis dans les hôpitaux régionaux, dont 783 en réanimation. Une courbe qui a décliné à la sortie du printemps et du premier confinement. Durant l'été, le Covid ne faisait plus trop parler. Moins de 300 personnes étaient hospitalisées et les décès ne se comptaient presque plus que sur les doigts de la main. Du 1er juillet au 31 août, la Covid-19 faisait 47 victimes alors qu'il en avait causé 1737 à l'hôpital jusqu'ici. 

Une 2e vague plus meurtrière

Le plus dur était pourtant à venir. Si la première vague en France semble encore avoir été la plus forte, la deuxième vague a été bien plus ravageuse en Auvergne-Rhône-Alpes. Malgré les couvre-feux et un deuxième confinement, le nombre de malades et de morts a explosé. Jusqu'à 7125 malades de la Covid accueillis dans les hôpitaux mi-novembre, soit plus de deux fois le maximum de la 1re vague. Mieux prise en charge, la maladie conduisait toutefois proportionnellement moins de patients sur les lits de réanimation (jusqu'à 866 le 16 novembre). Les décès eux se sont envolés. De 2751 victimes de ce coronavirus constatées dans les hôpitaux de la région le 1er novembre, le bilan était de plus 6744 victimes le 1er janvier. 

Des victimes, plutôt masculines (le ratio homme/femme est de 1,2), dont les chiffres de Santé Publique France donnent une ébauche de profil. 96,3 % d'entre elles avaient plus de 60 ans dont 88,2 % avaient plus de 70 ans. 65 % des personnes décédées avaient des comorbidités. Parmi ces dernières 36 % avaient des pathologies cardiaques, 20 % de l'hypertension artérielle, 16 % diabète ou encore 13 % des pathologies respiratoires ou rénales. 

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