Coronavirus : à Lyon, tout ce qu'il faut savoir sur la dynamique de l'épidémie ce lundi

Ce lundi 4 janvier, il est encore trop tôt pour voir les "effets" des fêtes de fin d'année sur la dynamique de l'épidémie à Lyon et dans le Rhône. Pour l'instant, les chiffres sont assez stables dans la région. Le virus circule encore, beaucoup, mais moins que dans d'autres régions de l'est. Décryptage.

Les deux prochaines semaines vont être décisives. Les "effets" des fêtes de fin d'année vont être perceptibles dans les indicateurs de circulation du virus. Notamment le fameux taux d'incidence. C'est un indicateur clé. Il détermine le nombre de personnes positives lors des 7 derniers jours pour 100 000 habitants. C'est un très bon moyen de mesurer la circulation du virus à un instant t sur un territoire, et donc si l'épidémie "s'enflamme".

Pour l'instant, pas de flambée à Lyon et dans le Rhône. Ni dans la région. Auvergne-Rhône-Alpes était la région où le virus circulait le plus au mois de novembre. Et de loin. La Loire, le Rhone et l'Isère ont longtemps été les 3 départements où le virus circulait le plus en France. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Trois autres régions sont plus touchées actuellement. Bourgogne-Franche-Comté (taux d'incidence à 233), PACA (220) et Grand-Est (209). En AURA, le taux d'incidence actuellement est de 166. Plus en détails, il est de 164 dans la Loire, 159 dans le Rhône ou 170 dans l'Isère. Des chiffres assez stables depuis plusieurs jours et même semaines. Il n'y a pas de flambée. Pour l'instant. Comme le montre le graphique dans le Rhône.

 

Source : Santé Publique France

Cette "stabilité" est à prendre avec des pincettes. Pourquoi ? Car ces chiffres stabilisés s'arrêtent au 31 décembre, avant le réveillon du 31 donc... Et que les tests les 24, 25, 26 et 27 décembre ont été peu nombreux. Logique, donc, que le taux d'incidence baisse légèrement sur le graphique. Pour avoir une première tendance, il faudra attendre entre le 7 et le 15 janvier. Mi-janvier, on saura si l'épidémie flambe de nouveau dans la région. Les chiffres seront alors consolidés avec les remontées d'après les fêtes. C'est encore trop tôt ce lundi.

Dans les hôpitaux de la région, la tension reste forte. Plus de 4000 personnes suivies pour covid-19 sont encore hospitalisées dans la région ce lundi 4 janvier, un mois et demi après le pic de la 2e vague dans la région. La situation est assez stable depuis plusieurs jours. Plus de 4 000, c'est moins qu'au pic mi-novembre de la 2e vague (environ 7 200) mais ça reste toujours plus qu'au pic de la 1ère (environ 3 000).

Lire aussiCoronavirus : Rhône, Isère, Loire... Pourquoi le couvre-feu n'a été avancé à 18h dans aucun département de la région

Les commentaires sont fermés

Faire défiler vers le haut