Dengue et chikungunya, le Rhône sous surveillance

Désormais implanté dans 18 départements français dont le Rhône et l’Isere, la dengue et le chikungunya représentent "un risque devenu durable" selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).

Le moustique Tigre, vecteur de ces deux maladies, se développe depuis 2004 en métropole, colonise et augmente la probabilité de contagion. Selon le BEH, le moustique s’est installé de façon pérenne dans l’Hexagone. L’Institut de veille sanitaire (InVS) incite à la vigilance.

Entre mai et novembre 2014, période d’activité du moustique-tigre, 454 cas de chikungunya et 167 cas de dengue ont été recensés sur le territoire métropolitain, principalement dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et en Rhône-Alpes.

Dans la région rhônalpine, en 2013, un dispositif de surveillance avait permis de détecter 50 cas de dengue confirmée.

Transmission des virus

L’exposition des moustiques tigres présents en France aux virus de la dengue et du chikungunya est notamment possible lorsque des voyageurs sont de retour de pays où ces maladies sont présentes (Antilles, Amérique du Sud, Asie du Sud-Est, Océan Indien). S’ils reviennent infectés, ils introduisent ces virus en France métropolitaine. En se faisant piquer par des moustiques tigres locaux, ceux-ci seront capables de transmettre à leur tour, sur le territoire métropolitain, le virus à une personne qui n’a pas voyagé.

Prévention

Pour rappel, il est préconisé pour s’en protéger de supprimer les récipients d’eau stagnante au sein des habitations (pot de fleurs, vases, gouttières, sceaux etc.), via lesquels le moustique tigre se développe.

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