EDITO : ON DIRAIT LE SUD

Les terrasses trinquent au rosé glacé, les nuits deviennent plus belles que le jour et un petit air d'amour vient effleurer les joues.

Pendant longtemps notre ville s'est refusée au plaisir de l'été. On parlait de Lyon comme d'une cité pétrifiée sous le soleil, d'un désert estival où les habitants donnaient l'impression de s'ennuyer sous la chaleur. Depuis quelques années, la ville a fait sauter ses persiennes et pris des couleurs de Canebière et de Ramblas... belle légèreté du sud. Lyon devient enfin une ville de bonne humeur après avoir été uniquement une ville de labeur. Le crépuscule du soir n'est plus un cauchemar pour les fêtards, mais annonce maintenant le top départ des "after", des "before" et des nuits blanches.

Cette semaine, la fête de la musique va faire résonner les premières notes des festivités de l'été. Ensuite, il suffira de tendre l'oreille et de se laisser porter tout l'été par la mélodie ininterrompue des soirées lyonnaises. Quel plaisir de prendre l'apéro au Péristyle de l'Opéra, d'écouter une constellation d'étoiles aux Nuits de Fourvière ou à Jazz à Vienne ! Les Lyonnais ont envie de se rouler dans l'herbe, d'écouter de la musique, et les Invites de Villeurbanne, ce week-end, vont plonger tout le monde dans un transat de bonheur.

Juin est peut-être le plus heureux des mois. La ville brille comme une luciole et chante comme une cigale. Il faut se laisser porter par cette magie urbaine où la rue donne de la douceur et du bien-être.
Lyon va voir la ville en rose... et pas seulement à cause des bons résultats de la gauche locale aux dernières législatives.

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