David Kimelfeld et Gérard Collomb, au conseil métropolitain, le 10 juillet 2017 © Tim Douet
David Kimelfeld et Gérard Collomb, à la métropole, le 10 juillet 2017 © Tim Douet

Elections en 2020 : qui est candidat à la Métropole de Lyon ?

L’élection à la Métropole de Lyon, en 2020, déclenche beaucoup de passions. Il faut dire que les compétences de la Métropole, 1,4M d’habitants, sont désormais très élargies depuis 2015. La guéguerre Collomb-Kimelfeld fait notamment rage mais les autres candidats à ce poste très convoité sont nombreux. Tour d’horizon.

1,385M d’habitants en 2017. Ce sont les chiffres du dernier recensement dans la Métropole de Lyon. Soit 120 000 de plus que 10 ans auparavant. C’est grand la Métropole, c’est peuplé. Et c’est désormais une collectivité territoriale. Comme un département ou une région.

Mais la Métropole, c’est quoi ? Elle existe depuis 2015. Avant, c’était le Grand Lyon. Encore plus avant, la COURLY. Elle regroupe 59 communes. En 2015, le Grand Lyon a absorbé les compétences du département du Rhône sur son territoire pour devenir la Métropole de Lyon. La Métropole a donc des pouvoir plus élargis depuis. C’est une élection qui déclenche de vives passions.

150 conseillers à élire dans 14 circonscriptions

Lors de l’élection de 2020 (les 15 et les 22 mars prochains), il y aura 150 conseillers métropolitains à élire dans 14 circonscriptions. Les 59 communes de la Métropole ont été regroupées en 14 circonscriptions. En fonction notamment du nombre d’habitants. Lyon, la commune la plus peuplée, comptera par exemple 6 circonscriptions (sur les 14), Villeurbanne sera à elle seule 1 circonscription. La circonscription Val-de-Saône regroupera quant à elle de nombreuses communes du nord de Lyon (car moins peuplées).

Ainsi, habitants de la Métropole de Lyon, vous voterez deux fois le 15 mars, et deux fois le 22 mars. Une fois pour l’élection du maire de votre commune, une fois pour l’élection du président de la Métropole de Lyon (pour connaître les détails de l’élection à la Métropole, lire ici).

Qui sont les principaux candidats ?

  • Andréa Kotarac (Rassemblement National). Transfuge des Insoumis avant les Européennes de 2019, ancien élu de la France Insoumise à la région, il est désormais tête de liste du Rassemblement National à la Métropole de Lyon. Si le RN espère conquérir des villes de la Métropole en 2020, les chances de remporter la Métropole pour le parti de Marine Le Pen sont très minces.
  • François-Noël Buffet (Les Républicains). L’ancien maire d’Oullins (1997-2017), sénateur, part à la conquête de la Métropole. Très ancrée localement, la droite peut résister dans l’agglomération lyonnaise, après la débâcle des européennes. Jusqu’à quel point ?
  • Gérard Collomb (En Marche). L’actuel maire de Lyon (depuis 2001) est désormais candidat à la Métropole. Il a présidé la Métropole de 2015 à 2017 avant de partir au Ministère de l’Intérieur. Il est en tête, au premier tour, dans les premiers sondages. Mais il est loin d’avoir le soutien de tous les « marcheurs ».
  • David Kimelfeld (dissident-En Marche). L’actuel président de la Métropole (il a succédé à Gérard Collomb en 2017) est candidat à sa réélection. En Marche lui a préféré Collomb, mais celui qui est aussi maire de La Croix-Rousse (Lyon 4e) croit en ses chances. Il a le soutien de nombreux élus locaux mais n’a pas la même notoriété que le maire de Lyon.
  • Bruno Bernard (Europe-Ecologie-Les Verts). Le parti a le vent en poupe dans les sondages. Les Verts espèrent notamment de très bons scores à Lyon et Villeurbanne, deux villes où les circonscriptions vont envoyer en tout 72 conseillers à la Métropole (sur les 150 en tout). Bernard, ancien conseiller municipal de Villeurbanne, est un très gros outsider.
  • Renaud Payre (PS, PCF, Generation.s et alliés de gauche). C’est l’ancien président du Gram qui a finalement été choisi pour mener l’alliance de plusieurs formations de gauche à la Métropole, dont le PS. Un PS pour le moment nettement distancé dans tous les sondages.

La France Insoumise n’a pour le moment pas encore désigné de tête de liste à cette élection.

Lire aussi : Elections à Lyon : métropole, municipale, vous êtes perdus ? Explications

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Pont-d'Ain, près de 3000 habitants et aucun candidat à la mairie. C'est la commune de France la plus peuplée où les électeurs n'auront pas à voter les 15 et les 22 mars prochains pour les municipales. Pourquoi ? Personne ne veut être maire.
5 commentaires
  1. JANUS - 4 janvier 2020

    Sur la photo : le théâtre de guignol !

  2. JANUS - 4 janvier 2020

    Sur cette liste, le dernier au moins, n'aura pas mon vote !

  3. Paul-Lyon-54 - 4 janvier 2020

    Cher ANTHONY FAURE , contrairement à ce que vous écrivez, nous ne voterons les 15 et 22 mars prochain ni pour élire le maire de notre commune ni pour élire le président de la métropole.
    Nous voterons pour élire un conseil municipal et un conseil métropolitain.
    Ce sont les conseillers élus qui voterons pour l'élection du maire ou du président.

  4. PAUL Gabriel - 4 janvier 2020

    Pour plus d'infos taper sur Google:
    Élection métropolitaine de 2020 dans la métropole de Lyon
    ou
    Conseil de la métropole de Lyon

  5. JANUS - 5 janvier 2020

    En vote direct le résultat des élections serait plus concret.

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