Et la grève continue...

Les syndicats des TCL ont décidé ce matin de poursuivre le mouvement. Mais pour conjurer les risques de démobilisation, ils envisagent des actions plus ciblées, comme pour la fête des Lumières.

Réunies ce matin, les organisations syndicales ont décidé de poursuivre la grève. Elles n’entendent pas plier à la suite de l’émotion provoquée par l’incendie criminel qui a détruit 34 autobus dans la nuit de mardi à mercredi, pas plus qu’après les appels répétés de Gérard Collomb, Bernard Rivalta, président du Sytral, et Bernard Tabary, président de Keolis, à reprendre le travail.

C’est lors de l’assemblée générale de demain que seront décidées des suites à donner au mouvement. Délégué syndical à la CGT, Yves Gélibert reconnaît que la grève s’essouffle, “à cause des pertes de salaires au bout d’une semaine de conflit”, précise-t-il. Mais la grogne, elle, est intacte. Les salariés sont écœurés par le lien établi par certains élus, dont Gérard Collomb, entre l’incendie des bus et la grève. “Il faut laisser l’enquête se dérouler”, intime ainsi le syndicaliste. Et beaucoup regrettent que l’attention soit détournée sur leurs salaires plutôt que sur la réorganisation du travail.

Face à cette démobilisation naissante, les grévistes songent à changer de stratégie. Finie la grève illimitée : on s’acheminerait vers des opérations ciblées lors de moments clés, comme la fête des Lumières ou à l’approche des fêtes de fin d’année. “Quelle que soit la décision prise demain, le réseau restera largement en difficulté jusqu’au milieu de la semaine prochaine”, pronostique Denis Faye, délégué syndical Unsa.

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