Des trottinette sur le bord de la route. @WilliamPham

Extinction Rébellion Lyon revendique avoir saboté 300 trottinettes électriques en juillet

Les activistes d’Extinction Rébellion Lyon ont revendiqué, jeudi 29 juillet, le sabotage de 300 trottinettes électriques en libre-service depuis le début du mois de juillet. Ils se disent déterminés à agir "jusqu’à leur départ de Lyon".

Présentées comme un mode de transport doux, les trottinettes électriques ont la côte auprès de nombreux Lyonnais qui en font usage au quotidien pour se déplacer dans les rues de la Métropole. Toutefois, elles sont loin de faire le bonheur de tous les Lyonnais et sont même vivement critiquées par certains activistes du climat.

À l'instar du collectif Extinction Rebellion Lyon, ils dénoncent leur "caractère anti-écologique et anti-social" du fait qu’elles fonctionnent avec des "batteries au lithium". Selon eux, "malgré leur vernis de green-washing, Dott et Tier [les entreprises qui exploitent les trottinettes en libre-service à Lyon, NDLR] ont créé des nouveaux besoins polluants".

La branche lyonnaise du mouvement international de désobéissance civile, engagé dans la lutte contre le dérèglement climatique, demande donc "leur départ de Lyon". Afin de le précipiter, des membres du groupe ont  décidé de s’attaquer directement aux deux-roues. Dans une lettre publiée sur leur site, jeudi 29 juillet, le groupe d’activistes revendique ainsi avoir "saboté 300 trottinettes appartenant aux start-ups Dott et Tier, les rendant inutilisables jusqu’à leur réparation".

Un procédé de sabotage dévoilé en septembre

Ces actions illégales, menées au cours du mois de juillet auraient notamment valu 18 heures de garde à vue à trois membres de l’organisation, interpellés lors d’une opération menée en soirée. Conscients des risques encourus, les activistes d’Extinction Rebellion Lyon affirment ne pas saboter ces véhicules  pour le "plaisir", mais estiment devoir agir "là où les institutions en place échouent. […] Nous luttons pour notre survie à toutes et tous". 

Déterminé à poursuivre son combat et à rallier d’autres Lyonnais à sa cause, Extinction Rebellion Lyon assure qu’il dévoilera en septembre le procédé qu’il utilise pour saboter ces trottinettes, afin que  "l’action soit réalisable par tout le monde". "Ne pas émettre de CO2 lors de la conduite de trottinettes ne signifie pas avoir un bilan carbone positif. Employer des gens en intérim en leur faisant miroiter un CDI ne fait pas d’eux une entreprise sociale", conclut le collectif. 

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