raffinerie de Feyzin
©Eliot Lucas (image d’illustration)

Fumée noire à la raffinerie de Feyzin : c'était quoi ? Est-ce grave ?

Mercredi après-midi, une épaisse fumée noire était visible à la raffinerie de Feyzin, au sud de Lyon. Pour quelles raisons ? Est-ce grave ? Explications.

Les Lyonnais qui avaient les yeux vers le sud de l'agglomération l'ont immédiatement remarqué mercredi après-midi. La flamme était haute à la torchère de la raffinerie de Feyzin, au sud de Lyon. Une épaisse fumée noire s'en dégageait peu après 16h.

"L’arrêt vers 16h10 d’un équipement de l’unité principale du secteur pétrochimique de la plateforme a conduit à l’utilisation de la torche, explique dans un communiqué la plateforme de Feyzin. Pour des raisons de sécurité, les opérations d’arrêt et de redémarrage des unités impliquent de gérer des excédents de produits de type « gaz de ville ». Ces gaz ne pouvant pas être stockés ni relâchés à l’état gazeux dans l’atmosphère, il est nécessaire de les évacuer via la torche, ce qui peut générer de la fumée et du bruit".

La fumée noire ? Une évacuation de gaz brûlés

Depuis le 14 février et durant sept semaines, la raffinerie est en maintenance. Les installations vont être ouvertes, nettoyées et inspectées (lire ici).

“Durant les phases d’arrêt puis de redémarrage des unités industrielles et, conformément aux procédures de sécurité, des gaz pourront être brûlés à la torche pour en assurer la combustion. Les différentes étapes opératoires programmées impliquent de gérer des excédents de gaz. Ces derniers ne pouvant pas être stockés ni relâchés à l’état gazeux dans l’atmosphère, il est nécessaire de les évacuer via la torche, ce qui peut générer de la fumée et du bruit”, avait précisé Total avant le début de la maintenance.

Aucun dépassement de seuil réglementaire constaté

Mercredi, l'évacuation des gaz brûlés était donc particulièrement visible. Mais pas dangereux ?

Le laboratoire Atmo-Auvergne-Rhône-Alpes a fait un point mercredi à 18h45 sur la qualité de l'air dans le secteur : "à cette heure, les taux de de dioxyde de soufre, composés organiques volatils, oxydes d'azote ou particules mesurés sur les analyseurs situés autour de la raffinerie, et plus généralement en région lyonnaise, ne mettent pas en évidence d'impact de cet incident. Les taux ne sont pas atypiques au regard des valeurs habituellement enregistrées sur ce secteur et aucun dépassement de seuil réglementaire n'est constaté".

1 commentaire
  1. JANUS - 23 février 2020

    A l'arrêt peut-être, mais pas les odeurs de pétrole !

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