J'ai un secret...

Il faut étaler son âme devant les caméras, sur le divan du psy... avoir des empreintes irréprochables, un code génétique parfait. Tous les jours la société vous filme, vous scanne, vous écographie.

Et quand on ne rentre pas tout à fait dans la grille, il faut quand même se mettre à table, s'exhiber comme une curiosité devant les caméras des télés réalités. Transexuel, maladies rares, criminels, stars, l'audimat se transforme alors en cour des miracles. Le public vous dévore des yeux, vous juge, dans une grande bacchanale de larmes et d'applaudissements. Finalement, on vous accorde éventuellement la rédemption cathodique, à condition de finir à genoux, dans un grand show de la rédemption, chez Mireille Dumas ou à plat ventre dans la piscine du Loft.

L'individu se noie et déballe son cœur dans une orgie collective comme dans une république évangéliste.
A ces petits jeux des impudeurs, il n'y a plus d'inconnu. Et pourtant le secret, c'est un peu la part du merveilleux, l'aspérité, la contre-culture qui vit dans nos tripes. C'est important de croire que tout le monde ne sait pas.

Une ville même à besoin de recoins. L'urbain ne doit pas être tout le temps karchérisé, nettoyé ou dépollué.

Ainsi, avant que cette ville ne se fasse complètement javéliser, Lyon Capitale est allé dans les contre-allées de la ville officielle. Il y a encore quelques lieux atypiques ou s'expriment l'ésotérisme, l'inexplicable. Lyon a encore quelques chemins déroutants, des portes entre-ouvertes où se cachent des mystères qui ne peuvent pas s'exposer dans des vitrines de musées. Prenez les clés pour accéder aux secrets, pour vous plonger dans ce petit monde des ombres et du flou.

C'est une jolie façon de résister à la limpidité ambiante et de partir à la recherche de ses propres brumes. Bon voyage.

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