Carenco
© Robin Favier

Kem One : 7 repreneurs potentiels

La préfecture du Rhône a confirmé l'existence de sept candidatures pour la reprise de Kem One, l'ancienne filière vinylique d'Arkema placée en redressement judiciaire le 27 mars dernier.

Petite lueur d'espoir pour les salariés de Kem One. Alors que les repreneurs potentiels ont tardé à se faire connaître, ils sont finalement sept à avoir manifesté leur intérêt pour l'ancienne filière vinylique d'Arkema. Ebruitée ce matin, l'information a été confirmée en début d'après-midi par les services de jean-François Carenco, préfet de Rhône-Alpes. Ce dernier s'était d'ailleurs fendu d'un communiqué pendant le week-end pour "confirmer l'existence de plusieurs lettres de marque d'intérêt pour l'entreprise", tout en s'élevant contre "les affirmations contraires complaisamment relayées".

La CGT propose un consortium

De sources concordantes, on retrouverait parmi les repreneurs potentiels trois fonds d'investissements – italien, américain et britannique. Un ancien cadre dirigeant du groupe Elf-Atochem se serait également porté candidat à la reprise, tout comme un ancien responsable de Kem One à Saint-Auban. Un grand groupe européen serait également sur les rangs, mais en toute discrétion, puisqu'il ne souhaite pas pour l'instant que son nom soit divulgué.

Dernier candidat à la reprise, la CGT ambitionne la création d'un consortium réunissant collectivités publiques et entreprises privées.

D'après nos informations, cinq ou six de ces propositions de reprise concernent l'ensemble du groupe. Mais l'administrateur de Kem One souhaite encore un délai supplémentaire. Il a demandé à ce que la date des dépôts de candidature soit repoussée au 5 juillet prochain, pour permettre à tous les repreneurs potentiels de compléter leurs dossiers. Sur ce point, le tribunal de commerce de Lyon devrait trancher dans la journée.

Les syndicats rencontrent Carenco

Après la réunion à Paris ce matin avec l'administrateur judiciaire, les syndicats CFDT, CGT, FO et la CFE-CGE rencontreront Jean-François Carenco, accompagné du commissaire régional au redressement productif, Alexandre Moulin, et Frédéric Chalmin, directeur chargé des opérations de Kem One.

Au total, 1 300 salariés sont concernés par la mesure de redressement judiciaire décidée le 27 mars dernier par le tribunal de commerce de Lyon. L'ancienne filiale vinylique d'Arkema avait été cédée pour l'euro symbolique au financier américain Gary Klesh, en juillet 2012, soit il y a moins d'un an.

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