"LE PRESIDENT EST TRES ACCESSIBLE"

Il nous dévoile les coulisses de cette visite présidentielle.

Nicolas Sarkozy a visité vendredi un de vos chantiers à Gerland. Comment le Président a choisi votre entreprise de bâtiment ?
On est une PME indépendante mais significative, puisqu'on a déjà construit l'Isara, la Fac Catho, la SEPR, KPMG, le labo Aventis-Neuville... Et la préfecture me connaît comme maire de Quincieux et président de la Fédération du Bâtiment. J'ai été appelé le vendredi précédent. On m'a prévenu qu'un "personnage important de l'Etat" allait venir... Mardi, j'ai deviné que c'était Sarkozy mais cela ne m'a été confirmé que le lendemain, quand l'Elysée a prévenu la presse.

Comment ça s'est passé ?
J'ai eu l'honneur d'accueillir le Président, puis on a fait un tour de chantier sur un itinéraire préalablement établi avec les RG. On a un peu échangé sur le parcours, je lui ai présenté mes fils... A la fin, il m'a réservé une petite surprise, puisqu'il m'a invité à le rejoindre sur l'estrade et il m'a tendu le micro : "Vous me dites un petit mot pour m'accueillir ?" J'ai improvisé, en soulignant la fierté du personnel.

On imagine qu'il vous a intimidé...
Pas du tout. Il a quelque chose qui rend les choses très simples. Il a un sens du contact avec le peuple qui est assez extraordinaire. Franchement, c'est un Président accessible.

Êtes-vous engagé à l'UMP ?
Non. Je sais pour qui je vote, mais je n'en fais pas état. Dans le monde économique, on doit être neutre...

Sans dire son nom, peut-on dire que celui pour qui vous avez voté est venu vous rendre visite vendredi ?
(rires) Evidemment. Je n'aurais pas voté pour la candidate socialiste.

Le programme de Sarkozy vous convient-il ?
Une entreprise est faite pour s'adapter. Si l'Etat soutient le logement social, nous après, on sait faire... Par contre, je me suis senti brimé par les 35 heures. On avait négocié 180 heures supplémentaires avec les syndicats, Martine Aubry voulait revenir à 145...

C'est malgré tout une bonne période pour le bâtiment ?
Reconnaissons-le. Depuis 1998, on traverse une très bonne période. Il ne s'est jamais construit autant de logements qu'actuellement, même si on peut toujours trouver que ce n'est pas assez.

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