Les artisans du Rhône soutiennent la “clause Molière”

Dans un communiqué publié lundi 20 mars, la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment du Rhône apporte son soutien à la clause “Molière” défendue par Laurent Wauquiez.

Les 1 450 entreprises adhérentes à la Capeb (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment) dans le Rhône ont bien accueilli la décision du conseil régional aurhalpin, qui conditionne l’attribution de marchés régionaux à la bonne pratique du français sur les chantiers.

Pour la Capeb du Rhône, le travail détaché constitue une concurrence déloyale. Selon elle, la "clause Molière" est essentielle pour la qualité des chantiers et la sécurité des travailleurs.

Dans son communiqué, le syndicat professionnel affirme que la "clause Molière" est "essentielle pour la qualité des chantiers puisqu’elle seule peut certifier que les normes françaises, aujourd’hui les plus exigeantes d’Europe, sont bien respectées, que les salariés aient suivi les nombreuses formations exigées chaque année, qu'ils soient correctement protégés et que les conditions de leur emploi correspondent à la législation du droit du travail".

Si la Capeb explique que la tradition d’intégration des travailleurs étrangers dans le bâtiment ne doit pas être remise en cause, le syndicat rappelle que, dans un contexte actuel de non-pénurie de main-d’œuvre, "l’appel aux travailleurs détachés correspond uniquement à du dumping social".

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Pierre-Yves Gomez © Antoine Merlet
Pierre-Yves Gomez est économiste, essayiste et professeur à l’EM Lyon, où il dirige l’Institut français de gouvernement des entreprises. Dans L’Esprit malin du capitalisme (Desclée de Brouwer, 2019), il montre comment le capitalisme s’approprie tous les aspects de notre existence et dans quelle mesure il influence nos modes de vie. Entretien.
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