Les médecins au chevet de notre sommeil

Jeudi 13 décembre, dans le cadre des enseignements post-universitaires "Les jeudis de l'Europe", les médecins pourront suivre une formation sur les troubles du sommeil. Pourquoi ? Parce que ces derniers sont trop méconnus des généralistes. Thierry Faivre, psychiatre et spécialiste du sommeil, explique : "la formation universitaire sur le sommeil se résume à quelques heures dans le cursus entier et il n'existe pas de spécialité sur ces pathologies."

La création d'unité de sommeil dépend de la bonne volonté des hôpitaux et il n'existe qu'une quarantaine de centre de sommeil sur toute la France. Un comble quand on sait que le sommeil est aussi nécessaire à l'organisme que la respiration ou la digestion et que les troubles du sommeil sont des maladies fréquentes : 15 % des français souffrent d'insomnie. Sachant que le temps consacré à dormir conditionne l'activité de la journée, le sommeil tend à devenir un enjeu de santé publique majeur.

Alain Nicolas, spécialiste des troubles du sommeil au Vinatier, expose : "L'insomnie est un des facteurs risque principal de la dépression : si les médecins généralistes reconnaissaient mieux les troubles du sommeil en amont, on pourrait faire des économies et diminuer bien des souffrances !"

à lire également
Faire défiler vers le haut