Lyon : "Ma thèse en 180 secondes" couronne deux chercheurs en sciences diamétralement opposées

La finale lyonnaise 2021 de "Ma thèse en 180 secondes" a distingué deux doctorants : l'un en "sciences dures" , l'autre en "sciences molles". ils représenteront Lyon lors de la demi-finale nationale.

Le virus existant bien (n'en déplaise aux conspirationnistes de tous poils), l'édition 201 de "Ma thèse en 180 secondes" s'est tenue à huis clos dans le Grand amphithéatre de l'Université de Lyon (7e).

La pandémie de Covid-19 a plus que jamais montré l'impérieuse nécessité de vulgarisation des connaissances scientifiques pour lutter contre la désinformation.

Lire : Coronavirus : “Le complotisme est devenu majoritaire dans le débat public”

13 doctorants, présélectionnés sur 72 candidatures, ont présenté aux cinq membres du jury et quelques personnes de l'Université, dont Laurent Barbieri, délégué régional du CNRS en Rhône Auvergne et Stéphane Martinot, administrateur provisoire de la Comue "Université de Lyon", qui portent l'événement en région.

Sciences sociales et expérimentales

300 personnes ont suivi la finale locale en direct. 210 personnes, pré-inscrites, ont pu voter pour remettre le Prix de l'internaute.

Le jury a, quant à lui, remis trois prix, Les lauréats des deux premiers prix  représenteront L'université de Lyon le 1er avril prochain lors de la demi-finale nationale - et pourquoi le 18 juin lors de la finale nationale et le 30 septembre à Paris pour la grande finale internationale.

1er prix du jury : Eric Sergent
Cimetières et sépultures en France, 1898-1914. L'art funéraire à travers les exemples de Paris, Lyon et Dijon, la présentation ici

Commentaires du jury  : Grande présence orale, très agréable à écouter. Suscite l'intérêt du public, à l'image d'un Stéphane Bern.

 

©Eric Le Roux : Université Claude Bernard Lyon 1

2e prix du jury : Arsène Chemin
Phénomènes de nucléation dans les plasmas générés par ablation laser, la présentation ici

Commentaires du jury : Réelle capacité d'orateur. très facile à suivre dans son raisonnement.

 

 

©Eric Le Roux : Université Claude Bernard Lyon 1

3e prix du jury : Sihem Sayah
Caractérisation des défauts ponctuels pour les miroirs hautes performances des détecteurs d'ondes gravitationnelles, la présentation ici

Commentaires du jury : A su allier science et poésie. Sa métaphore de la vague a su transporter les jurés.

 

Prix des internautes : Valentin Baron
Méthodes d'identification de sources acoustiques paramétriques par mesures d'antennerie, la présentation ici

Ou le "parler baleine".

 

3 commentaires
  1. Jol - mar 23 Mar 21 à 21 h 43

    de tres bons choix notamment le 1er et le prix du public

  2. zabu64 - mer 24 Mar 21 à 0 h 06

    Cette distinction entre sciences "dures" et "molles" est à retirer. Qu'est-ce qui justifie cette hiérarchisation scandaleuse et idéologique de disciplines scientifiques universitaires ?

  3. Guillaume Lamy - mer 24 Mar 21 à 8 h 11

    Il n'est nullement question d'une quelconque hiérarchisation.
    Qu'elles soient expérimentales ou sociales/humaines, les deux font partie d'une même "divinité" qui, on le voit particulièrement en cette période de Covid-19, est essentielle dans un monde désenchanté et aussi défiant que celui d'aujourd'hui. "Aucune science ne peut prétendre éclairer seule l'inextricable complexité de l'homme et du monde" ( Jean Dubois, maître de conférence des facultés de droit). Tout est dans le dialogue et l'échange.

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