Les élus d’opposition à la métropole de Lyon. (Photo : Paul Terra)

Métropole de Lyon : l’opposition s’unit pour dénoncer la gouvernance de Bruno Bernard

La commission permanente de la métropole a été émaillée d’un incident de séance entre Bruno Bernard et ses opposants qui dénoncent une gouvernance “hautaine” et “autoritaire”.

Avec la fronde des maires, l’opposition à la métropole de Lyon a trouvé le coin à enfoncer en ce début de mandat des écologistes. Ce lundi matin, un nouvel épisode s’est ajouté au feuilleton de la rentrée. La commission permanente se réunissait à l’hôtel de métropole et les débats ont rapidement été houleux. l’ensemble des élus d’opposition a décidé de quitter momentanément la séance pour dénoncer la gouvernance de Bruno Bernard. Une petite phrase a suffi pour mettre le feu aux poudres. “Le président de la métropole a dit qu’il ne tiendrait pas compte des remarques des conseillers métropolitains d’opposition. Il a réussi à nous fédérer”, souligne Philippe Cochet, président du groupe LR. “Nous ne sommes pas toujours d’accord entre nous, mais chez nous le dialogue est un minimum. Bruno Bernard a un comportement hautain. Il avait pourtant pris des engagements. Nous en arrivons à un blocage institutionnel”, poursuit Louis Pelaez qui préside le groupe Inventons la Métropole de demain.

“On a pris une gifle”

Lors de la dernière assemblée plénière et après la signature d’une tribune par 46 des 59 maires de la métropole, Bruno Bernard avait donné des gages à son opposition qui attendait une inflexion de la gouvernance. Il évoquait un "fait politique important". Deux semaines plus tard, le torchon brûle à nouveau. “Ça devient une habitude et une marque de fabrique chez Bruno Bernard. Il ne tient pas ses engagements et humilie les conseillers métropolitains. Il confond autorité et autoritarisme. On a pris une gifle avec l’aller et le retour”, ajoute David Kimelfeld, ancien président de la métropole. En début de commission permanente, Bruno Bernard, selon les dires de ses opposants, leur avait rétorqué qu’il “ne traite pas avec les conseillers métropolitains d’opposition”. Les débats en commission permanente ont lieu à huis clos.

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