Mettre fin à la clandestinité

C'est le sentiment que j'ai eu en lisant le billet de Christophe Cédat appelant à " rouvrir des maisons closes ". J'ai alors pensé que l'outrance employée par l'auteur risquait de donner des arguments à ceux qui, n'ayant pas d'idées originales sur la question, s'offusquent que l'on ose la soulever. Car il est nécessaire, afin de mettre fin à la clandestinité, au manque d'hygiène et à l'économie parallèle induits par le proxénétisme, que la prostitution soit encadrée dans un cadre légal strict, comme cela se voit chez certains de nos voisins européens. Je suis donc favorable à ce que des " bordels " soient autorisés, afin de protéger les prostituées et leurs clients contre les maladies sexuellement transmissibles, le manque de dignité lié au fait de devoir exercer dans la rue, et enfin les proxénètes, qui perdraient ainsi leur odieux fonds de commerce. Pour accepter cela, il faut reconnaître une évidence : le " plus vieux métier du monde " ne disparaîtra pas, même s'il devait devenir complètement illégal -pour l'instant, seul le racollage est puni par la loi- car les prostituées et leurs clients trouveraient toujours un moyen de contourner l'obstacle légal, mais dans des conditions presque toujours malsaines. Il faut voir l'homme tel qu'il est, et non tel qu'on voudrait qu'il soit. Roman Bernard, Criticus http://criticusleblog.blogspot.com/

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