mosquée charlie
© Dorian Cabrol

“On ne prêche ni la violence ni la haine”

Avant la prière de 13h ce vendredi à la mosquée Al Forqane de Vénissieux, Mourad Merabet, le président de l’association cultuelle Es’Salem, a insisté dans son discours sur la nécessité d’éviter les amalgames après l’attentat de Charlie Hebdo.

Pas de message "Je suis Charlie" sur le lieu de culte mais deux banderoles ont été placées : "Non à la violence" et "Islam = paix". Deux messages qui illustrent bien le fait que les fidèles et les autorités de la mosquée Al Forqane de Vénissieux sont plus que jamais sur la défensive, après l'attentat contre le journal satirique.

Dans ce contexte particulier, Mourad Merabet, le président de l'association cultuelle Es'Salem, s'est exprimé peu avant la grande prière de 13 heures.

Dans une mosquée pas encore tout à faite pleine, le président de l'association a rappelé la condamnation de la communauté musulmane concernant l'attaque de Charlie Hebdo, en la qualifiant d'"attentat horrible, crapuleux, qui n'exprime ni la foi ni le comportement d'un bon musulman".

Pas de manifestation “à part”

Face à ceux et celles qui voudraient récupérer les événements, il a rappelé que ces actes étaient le fait "d'une tout petite minorité". "On est innocents de tout cela ! a-t-il clamé. Notre comportement suffit à le montrer."

Interrogé après la prière, il a ajouté : "C'est difficile, mais nous réussirons à convaincre les gens que nous ne prêchons ni la violence ni la haine." Un message relayé par l'imam Abdelhamid Zekri, qui a dit avoir rappelé dans son prêche (en langue arabe) que "l'islam oblige à respecter la loi française, les règles d'un Etat laïc".

Mourad Merabet a cependant indiqué que la communauté des fidèles de la mosquée ne ferait pas d'action particulière : "Nous sommes des citoyens français, alors nous participerons comme tout le monde aux manifestations de soutien."

Walid Nass, vice-président du conseil régional du culte musulman (CRCM), présent pour l'occasion, a indiqué que "des messages par mail appelant à aller manifester dimanche avaient été envoyés".

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