Publicis rompt ses fiançailles transatlantiques

Le groupe français Publicis renonce à son mariage annoncé avec l'américain Omnicom. Après des mois de négociations, le projet semble avoir échoué à cause de désaccords sur les futurs dirigeants du nouvel ensemble.

Respectivement 10 et 9 milliards d'euros de chiffre d'affaires : Omnicom et Publicis sont des géants de la publicité et de la communication. Leur « fusion entre égaux », annoncée en juillet 2013, et qui aurait abouti à la création du premier groupe mondial du secteur, a buté sur la constitution de l'équipe de direction. Des problèmes d'ego, rebaptisés par Maurice Lévy - interviewé par nos confrère du Monde - « problèmes d'équilibre ».

Omnicom, responsable de l'échec ?

Dans le quotidien du soir, le patron de Publicis (depuis 1987) rejette à mots à peine couverts la responsabilité de l'échec sur Omnicom. Et en profite pour se féliciter du modèle de Publicis, qui dégage « la meilleure marge du marché » (16,5 %, quand elle n'est « que » de 12,5 % pour Omnicom), et revendiquer la place de numéro un du numérique dans son secteur (avec 40 % du chiffre d'affaires). Le groupe Publicis, fondé par Marcel Bleustein-Blanchet en 1926, et dont la fille, Elisabeth Badinter, est la première actionnaire, est coté en Bourse.

Qui succédera à Maurice Lévy ?

L'échec de la fusion repose la question de la succession de Maurice Lévy, né en 1942. Le projet de mariage avorté entraînait une coprésidence temporaire, puis le passage de témoin à John Wren, actuel patron du groupe américain.

Rappelons qu'une autre méga-fusion internationale impliquant un groupe français est en projet : il s'agit de celle visant à « marier » le cimentier Lafarge avec son équivalent d'origine suisse, Holcim.

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