Bruno Bonnell, candidat LREM aux régionales en Auvergne-Rhône-Alpes ©AFP
Article payant

Régionales à Lyon, Bruno Bonnell, candidat LREM : "Je ne ferai alliance avec personne"

Le député LREM de Villeurbanne se rêve en troisième homme de cette élection régionale. Il mise sur le fait qu’aucune majorité claire ne sorte des urnes et s’imagine en président d’union régionale d’Auvergne-Rhône-Alpes. S’il reconnaît à Laurent Wauquiez sa bonne gestion, il lui reproche d’avoir manqué de vision d’avenir pour le territoire. Interview pour Lyon Capitale.


Quel bilan faites-vous de l’action de Laurent Wauquiez à la tête du conseil régional depuis décembre 2015 ?


Laurent Wauquiez, à part tout peindre en bleu, il mélange tout. Il fait croire qu’il construit des vaccinodromes, qu’il débloque les plans de relance, mais il raconte histoire sur histoire. D’une façon assumée avec panneaux bleus, il a mis la Région à son service. En revanche, quand ça ne marche pas, ce n’est jamais sa faute, mais toujours celle des autres. Il n’assume pas ses échecs. Il n’a pas créé de RER entre Lyon et Saint-Étienne ni amélioré la ligne Lyon-Clermont-Ferrand qui est toujours un tortillard, mais c’est de la faute de l’État ou de la SNCF. Ce jeu de “face tu perds, pile je gagne”, c’est la spécialité de Laurent Wauquiez. Il a pris la Région dans un état et il la rend dans le même. Il ne s’est rien passé qui ait changé le quotidien des habitants. Il n’y a aucun symbole fort de son action. En matière de développement économique, il n’a rien fait.

Différents sondages montrent pourtant que son action à la tête de la Région est bien appréhendée et plutôt positivement par les habitants d’Auverge-Rhône-Alpes…


Les gens confondent gestion et administration. Le haut fonctionnaire qu’est Laurent Wauquiez a bien su administrer la Région, mais il y a une absence de vision. Il a fait des économies de bouts de chandelles, mais il a sacrifié l’avenir des habitants en supprimant des formations alors que les restaurateurs manquent toujours de serveurs par exemple. Il y a un vrai besoin d’emplois.




“La présidence de la Région est une étape sur la route de l’ambition nationale pour mes rivaux. Moi, je vois la Région comme l’aboutissement de toute ma carrière.”






Vous êtes pour l’instant très loin dans les sondages. Comment espérez-vous inverser la tendance sachant que l’étiquette En Marche n’est plus vraiment porteuse ?


Il vous reste 58 % de l'article à lire.
Article réservé à nos abonnés.

Connectez vous si vous êtes abonnés
OU
Abonnez-vous

Faire défiler vers le haut