Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation. @WilliamPham

Seconde Guerre mondiale : Macron rend hommage au dernier résistant des Glières, un Lyonnais décédé à 104 ans

Né en 1918 à Lyon, Jean Isaac-Tresca est décédé à 104 ans. Il était le dernier résistant encore en vie ayant combattu dans le maquis des Glières dans les Alpes pendant la Seconde Guerre mondiale.

C'est une disparition qui méritait un hommage présidentiel. Mercredi 6 avril, Emmanuel Macron a salué par le biais d'un communiqué la mémoire de Jean Isaac-Tresca, né à Lyon en 1918 et résistant engagé dans le maquis des Glières dans les Alpes pendant la Seconde Guerre mondiale. Il était le dernier combattant des Glières encore en vie.

"Vivre libre ou mourir, telle était la devise des résistants du maquis des Glières. Jean Isaac-Tresca était le dernier d'entre eux", a réagi le chef de l'Etat, dans un communiqué de l'Elysée. "Il a dit non à l'occupant, oui à l'honneur de la France. Son legs vivra. Toujours, nous raviverons la flamme de la Résistance", a-t-il ajouté.

Après la guerre, Jean Isaac-Tresca vécut longtemps au Japon

Jean Isaac-Tresca a fait partie des 460 hommes - militaires du 27e bataillon de chasseurs alpins d’Annecy, hommes de l’Armée secrète, réfractaires du STO, communistes, francs-tireurs et partisans ou républicains espagnols - à s'y installer à l’hiver 1944, rappelle l'Elysée. "Sous le pseudonyme de Pasquier, Jean Isaac-Tresca agit non plus comme une ombre, dans l’anonymat des sabotages nocturnes et de la guérilla, mais à visage découvert, dans la frontalité des combats", ajoute la présidence dans son communiqué.

"Mais les victoires du maquis irritaient l’Occupant", qui "dépêcha toute une division de la Wehrmacht, appuyée par la Luftwaffe, l’artillerie lourde et la Milice française" à partir du 23 mars 1944. "Face à un ennemi dix fois plus nombreux", les résistants"combattirent valeureusement jusqu’au 26 mars où, cernés, ils "sonnèrent le repli et se séparèrent pour mieux se faufiler entre les mailles étroites du filet ennemi". 129 d’entre eux périrent tandis que d'autres furent capturés, torturés, déportés.

Après la guerre, Jean Isaac-Tresca devint ingénieur et vécut longtemps au Japon. Le 31 mars 2019, Emmanuel Macron avait commémoré, avec l'ancien président Nicolas Sarkozy, le 75e anniversaire des combats du plateau des Glières à la nécropole nationale de Morette, à Thônes (Haute-Savoie).

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