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Soupçons de fraude autour de la ligne Lyon-Turin

L’Office de lutte antifraude européen (Olaf), saisi en décembre par les eurodéputées EELV Michèle Rivasi et Karima Delli, a décidé d’ouvrir une enquête pour des soupçons de fraude autour du projet de ligne à grande vitesse Lyon-Turin.

Les opposants au projet de ligne à grande vitesse entre Lyon et Turin ont remporté une première petite victoire. L'Office de lutte antifraude européen (Olaf) a annoncé ouvrir une enquête après avoir été saisi, en décembre dernier, par deux députées européennes écologistes, Michèle Rivasi et Karima Delli.

Se fondant sur des pièces récoltées par le collectif d'opposants à la ligne Lyon-Turin, l'Olaf a estimé qu'il y avait matière à creuser la question. En cause, des soupçons autour de possibles conflits d'intérêts dans la passation des marchés publics, des soupçons de liens avec la mafia sur le chantier, côté italien, et de possibles irrégularités dans les appels d'offres.

Les conclusions de l’Olaf connues d’ici 6 mois

Le tout caractérisant, selon les écologistes et les opposants, une mauvaise utilisation des deniers européens. "Il est irresponsable de dépenser plus de 26 milliards d’euros pour un tel projet, alors qu’il suffirait d’exploiter la ligne ferroviaire existante et sous-exploitée pour parvenir aux mêmes fins",observe Michèle Rivasi, dans un communiqué publié peu après l'annonce de l'Olaf.

Pour les opposants, le simple fait que l'Olaf ait décidé d'ouvrir une enquête est la preuve que les documents apportés ne sont pas vides de sens et que les soupçons de conflit d'intérêts sont manifestes.

L'Olaf doit rendre ses conclusions d'ici à six mois. S'il atteste de la véracité de ces fraudes, le dossier sera transmis aux justices des deux pays et la Commission européenne pourrait interrompre les subventions versées par l'UE, qui doivent atteindre 3,4 milliards d'euros, 40 % du coût total du projet.

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D'après le rapport du Conseil d’orientation des infrastructures (COI), présidé par l'ex-député socialiste Philippe Duron, plusieurs grand projets en matière d'infrastructures de transports devraient être abandonnés ou repoussés de plusieurs décennies. A45, contournement ferroviaire de Lyon ou ligne Paris-Clermont-Lyon, Lyon Capitale fait le point sur les aménagements qui ne verront pas le jour.
4 commentaires
  1. grandlyonnaise - 6 février 2015

    c'est sûr qu'à voir comment les élus s'accrochent à ce projet, complètement inutile, on est droit de se confirmer que la mafia n'est pas que du seul côté italien ....ces élus, qui confondent intérêt général et intérêts privés voire collusion, voire corruption passive

  2. moudubou - 7 février 2015

    Le canard enchainé de cette semaine a écrit un article détaillé sur ces flagrants dérapages. Ça sent la corruption à des kilomètres!

  3. Collombitude - 8 février 2015

    C'est sûr que de tels révélations ne pouvaient venir du Progès, journal à la solde du pouvoir. vive le Canard!

  4. Robes Pierre - 8 février 2015

    Au cas ou et c'est probable la fraude est avérée, les entreprises et les dirigeants en nom propre fussent-ils très en arrière dans l'organigramme ne doivent outre les condamnations financières, ne plus être en mesure de soumissionner, à des appels 'offre de chantiers publics, toutes révélations fussent -elles à postériori entrainant l'annulation des marchés par des soumissionnaires délictueux, les condamnant en sus frais de procédures, intérêts de retard dus à l'annulation des marchés . Fraude , maffia en Italie des spécialités comme les spaghettis.

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