Télévision

Charles est enterré dans son jardin. Ni fleurs ni couronne, ni tombe ni croix. Un sycomore planté dessus, c'est tout. Ce sont des funérailles écologiques. Très tendance au Royaume-Uni, paraît-il. En Suisse, Dietmart parcourt la forêt pour répandre des cendres qu'on lui envoie par la Poste. Il facture 322 euros l'urne et en déclare quatre-vingt par mois environ. Tout un business, déjà. Au début la postière était un peu surprise, maintenant elle s'est habituée à ces drôles de colis. Mais les voisins se plaignent, pourquoi vient-il faire ça en Suisse, il est allemand ! Oui, mais chez lui c'est interdit. Dernière image sur Andréa. Avant de saupoudrer les cendres de son père, il en prélève une petite pincée qu'il place dans un médaillon : "il ne veut pas se séparer entièrement de son père", précise la voix off. Tout n'est qu'une question de dosage.

En Russie Potapov a fondé la société CryoRussie. Il congèle dans l'azote liquide des corps entiers ou simplement des cerveaux, ça suffit, puisqu'on espère pouvoir reconstituer tout le corps par clonage. Un corps jeune, bien sûr, tant qu'à faire. Imaginez la Belle au Bois Dormant avec des rhumatismes ! Ensuite, tous les spécialistes viennent expliquer pourquoi c'est impossible : décongeler un corps mort, ça ne peut donner qu'un corps mort. Un cerveau de con : pareil. En plus, les cristaux de glace détruisent les tissus. Tsst, tsst ! On vend de l'espoir, pas de la science ! A 10 000 euros le sorbet de cerveau. Un petit reportage sur Halloween, qui ne marche plus, on le savait déjà, et c'est tout pour la Toussaint. Finalement, ce sont exactement les mêmes sujets que sur toutes les autres chaînes françaises, mais tournés en Europe, c'est bien la peine. On nous dit qu'on regarde l'Europe mais on se regarde le nombril. Les journalistes formés aux écoles raisonnent tous exactement de la même manière.

Ensuite voilà Benedict Schneider. Depuis quarante ans, il scrute les glaciers qui meurent : "je n'arrête pas de vieillir et les glaciers n'arrêtent pas de reculer". Rien à faire. Un petit dernier pour la route. Franck est le numéro 1 des relations publiques européennes à Bruxelles. Chaque mois, il organise un dîner pour faire rencontrer des élus, des diplomates, des chefs d'entreprise, des journalistes et des lobbyistes. Il appelle ça du speed dating. Est-ce qu'ils couchent, si affinité ?

Zoom Europa. Arte, samedi 12h15.

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