UNE GAY-PRIDE TRES POLITIQUE

La 12e édition lyonnaise portera aussi des revendications.

"Pour l'égalité ne transigeons pas" tel est le mot d'ordre de la 12e gay-pride de Lyon, qui s'élancera du Parc de la Tête-d'Or à la Presqu'Ile, quai Saint-Antoine. Cette année le ton se veut particulièrement politique, avec en ligne de mire les déclarations du nouveau président Sarkozy. En opposition avec lui au sujet de l'adoption et du mariage homosexuel, les associations lesbiennes, gaies, bi et trans (LGBT) entendent principalement rappeler leur attachement à ces combats. Face à la proposition de Sarkozy de remplacer, pour les homosexuels, le Pacs par un contrat spécifique, défense est prise du contrat existant. "Le Pacs est ouvert à tous, ce contrat est une forme de ghettoïsation alors même que nous nous battons pour l'égalité des droits" explique David Souvestre, président de l'association Fierté et organisateur de l'événement.

Paradoxalement les associations se montrent dans le même temps favorables à nombre de propositions du nouveau président : création d'un statut pour le beau-parent, engagement pour accueillir tous les opprimés (dont les victimes de persécutions en raison de leur orientation sexuelle), renforcement de la lutte contre l'homophobie en milieu scolaire. Finalement, les marcheurs arc-en-ciel réclament surtout que ces propositions soient traduites en acte par un gouvernement où, comble des paradoxes, siègent deux ex-députées qui ont fait parler d'elles au moment du Pacs : Roselyne Bachelot, portée aux nues par les associations, et Christine Boutin, leur bête noire.

14e gay pride de Lyon
"Marche des fiertés LGBT" : Samedi 23 juin. Rendez-vous à
14 h avenue Verguin (parc de la Tête d'Or / Porte du Lycée à Lyon 6e. Arrivée prévue à 17h30, quai Saint-Antoine avec un Forum associatif.

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