BIEN VU

Français. 1h48

Pierre, 58 ans, cynique et séropositif, ne parvient pas à se détacher de son passé. Ex-gigolo aujourd'hui nanti parmi les bourgeois qu'il fréquentait jadis, en perte d'inspiration, il se referme petite à petit suite au décès d'un proche.

Troublant ce troisième film de Jacques Nolot. Après L'Arrière-Pays, œuvre autobiographique autour de la mort de sa mère et La chatte à deux têtes, qui conte les amourettes d'une caissière de cinéma porno, le réalisateur se met à nu et donne véritablement de sa personne dans une œuvre belle et dérangeante. Dérangeante dès les premières minutes lorsque le réalisateur exhibe son corps vieillissant, avant de se soumettre crument aux jeux érotiques d'un jeune gigolo. Belle quand au fil de ses névroses, de sa solitude, de l'ombre de la maladie, ponctué d'un humour grinçant, Nolot se livre tout entier entre deux cigarettes, flirtant entre l'envie de continuer à vivre et celle d'en finir.

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