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© M. Vouillarmet

Concerts : grand écart temporel avec l’ensemble Alkymia

L’ensemble Alkymia fait valser six siècles de musique sur trois soirées, pour une collision heureuse espère-t-on.

Le fait d’allier dans un même programme musique contemporaine et musique ancienne est, depuis quelques années, devenu un nouveau standard. L’affluence aux concerts de musique ancienne, le manque d’affluence à ceux de musique contemporaine, l’ouverture d’esprit des “baroqueux” et de leur public, la nécessité de promouvoir la musique dite savante d’aujourd’hui : pas besoin d’être un grand stratège… Et parfois c’est réussi.

Électro et madrigaux

Surfant sur la vague, le festival Alkymia nous propose donc trois soirées faisant entrer en collision le XXIe siècle et le Moyen Âge, la Renaissance et l’époque prébaroque.

Les compositions électro-acoustiques de Sirah Martinez Alvarez (compositrice en résidence Grame) feront ainsi, du moins l’espérons-nous, écho aux madrigaux et villancicos de Luca Marenzio, Nicolas Gombert ou Francisco Guerrero.

Les œuvres d’Ohana, Scelsi, Brahms (sic) ou Daniel Alvarado seront mises en miroir avec des motets du XIVe siècle (issus du Codex de Las Huelgas et du Livre Vermeil de Montserrat) tandis que les pièces contemporaines de Bertrand Plé dialogueront avec les œuvres sacrées de Schütz et Carlos Patiño.

Le tout sous la houlette de l’ensemble Alkymia, à l’origine de ce grand écart printanier qui sollicitera un budget pour le moins modeste. À découvrir donc !

Festival Alkymia – Du mardi 28 au jeudi 30 avril, au théâtre de la Renaissance (Oullins), au musée des Beaux-Arts et au temple Lanterne.
Horaires détaillés sur le site Internet du CNSMD.

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