Jules aime son prochain

Enfin : un enterrement. Le curé se défonce pour mettre de l'ambiance, il aime bien le côté convivial du truc. Ensuite, c'est Nénesse, masseur-karatéka aux mains de charcutier et à l'accent stéphanois. Anatole exilé par sa mère à Cuba pour jouer de la cloche dans un orchestre de salsa. Eugène, 93 ans farci au viagra, bien décidé à tirer ses dernières cartouches. Frisson garanti, avec ce père indigne qui cherche à calmer le bébé qui pleure. Ca marche. Warning : n'essayez pas de le faire chez vous ! Une belle galerie de petits monstres bêtes et méchants. Ou gentils mais franchement à l'ouest. " C'est pas de leur faute ! " Voire. Un one man show joyeux, féroce, insolent. On dirait de l'humour gay, mais hétéro. Normal, il s'appelle Jules. Le Boui Boui l'a découvert en 2003 et lance son nouveau spectacle. Complet dès la première. A l'affiche tout le mois d'Août à Lyon. Ici, à Paris ou ailleurs, Jules n'a pas fini de tourner. Un vrai talent à suivre.
Le BOUI-BOUI
7 rue Mourguet, Lyon 5è. Résa : 04 78 37 40 30

à lire également
Nine De Montal et Vincent Garanger dans “La Musica deuxième” de Marguerite Duras – Mise en scène Philippe Baronnet © Victor Tonelli
Deux jeunes metteurs en scène formés à l’Ensatt se confrontent cette saison à l’écriture théâtrale de Marguerite Duras. Louise Vignaud avec Agatha, présenté au TNP à partir du 4 février, et Philippe Baronnet avec La Musica deuxième programmé à la Renaissance fin mars.

Les commentaires sont fermés

Faire défiler vers le haut