Le printemps de l’Auditorium

Si mars est le mois du redoux, c’est aussi souvent une période faste en termes de concerts... Notamment à l’Auditorium.

L’ONL accueille le chef Giovanni Antonini, leader du tempétueux orchestre baroque Il Giardino Armonico, pour un concert allant de Bach à Mozart. Le lendemain, le violon solo de l’ONL (Giovanni Radivo), ami de longue date d’Antonini, avec qui il a souvent collaboré, nous proposera un programme Mozart dans la veine de ce qu’on est aujourd’hui en mesure d’espérer en matière d’interprétation dans ce répertoire. Thierry Escaich viendra quant à lui improviser à l’orgue sur les images de L’Aurore de Murnau : un ciné-concert à ne pas rater ! Heinz Holliger est lui aussi de retour, en compagnie d’Isabelle Faust, pour un deuxième Concerto pour violon de Mendelssohn ainsi qu’un inédit de Claude Debussy : Nocturne et Poème pour violon et orchestre, présenté un siècle après sa composition en création française. N’oublions pas pour autant la venue du pianiste roumain Radu Lupu, qui interprétera le Concerto pour piano n° 3 de Béla Bartók, au sein d’un programme 100 % hongrois qui, de Kodály à Ligeti (le fabuleux Concert românesc pour piano et orchestre), nous rappellera les grandes heures de la musique hongroise du XXe siècle.

Antonini, de Bach à Mozart, les 6 et 7 mars. Mozart au bout de l’archet, le 8 mars. L’Aurore, de Murnau, le 9 mars. Debussy inédit, les 14 et 16 mars. Radu Lupu joue Bartók, les 28 et 29 mars. À l’Auditorium (Lyon 3e).

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