Une journée à l’opéra de Lyon

L’opéra de Lyon ouvrait ses portes au grand public ce samedi 10 mai, dans le cadre d’une opération menée conjointement avec 80 autres institutions en Europe. L’occasion de participer à des ateliers ludiques et de visiter les coulisses du bâtiment, occasion saisie par une foule de curieux.

La 8e édition de “Tous à l'Opéra !” ce samedi 10 mai aura entraîné plus de 15 000 personnes (chiffres Opéra de Lyon) dans les dédales de l'illustre monument lyonnais. L'opération, menée ce week-end par 26 opéras en France et 80 en Europe, était destinée à faire connaître au grand public un lieu jugé élitiste, donc inaccessible. Des ateliers ont été animés de 10h à 22h : karaoké lyrique, bal cumbia, répétitions générales, concerts participatifs…

À Lyon, les organisateurs n'ont pas hésité à désacraliser le lieu pour l'offrir aux visiteurs. Une fanfare accueillait les foules, prenant son tour de garde de la bouche de métro à la place Louis Pradel. Sur le parvis, les jeunes break-danceurs trouvaient dans les longues files d'attente un public plus familial qu'à l'accoutumée.

Deux itinéraires pour visiter les coulisses

Outre les ateliers, le public était invité à visiter les parties cachées de l'édifice. S'il était difficile d'y accéder sans avoir réservé, vu l'affluence, les deux parcours faisant découvrir respectivement le “dessus” et le “dessous” de l'opéra pouvaient se réaliser librement après une demi-heure d'attente. Les néophytes partaient ainsi découvrir un labyrinthe de couloirs de béton et d'escalier de fer, de salles de répétitions et de loges de solistes, qui font de l'opéra une fourmilière.

L’itinéraire “dessous” emmenait les visiteurs 6 étages sous la scène, dans une pièce immense où était entreposé le décor de Simon Boccanegra de Verdi : une structure circulaire noire de 10 mètres de haut pour 8 de large. Ici, des techniciens expliquaient aux curieux leurs astuces scéniques. Explosions contrôlées, animaux articulés, verres à pied incassables, l'opéra a révélé ses effets spéciaux sans faire planer de mystère.

Le parcours “dessus” montait quant à lui dans les combles, jusque sous le dôme de verre dessiné par Jean Nouvel. Là, les visiteurs découvraient le grand studio du Ballet et son parquet lumineux. La vue sur Lyon y est imprenable, toisant l'hôtel de ville et faisant face aux pentes de la Croix-Rousse. Des costumes de scène étaient installés au centre de la salle, dont ceux du spectacle Atvakhabar Rapsodi, programmé début juillet.

Au fil de la visite, l'accueil chaleureux des membres de l'organisation et les nombreuses affiches pour les représentations à venir rendaient l'opéra un peu plus sympathique et accessible. Pour cette journée spéciale, l'opéra a atteint son but : donner l'envie d'y retourner.

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