Intermittents - manifestation du 16 juin
© Vincent Ferriere

Intermittents : une manifestation au bilan mitigé

Lundi 16 juin, environ 700 personnes étaient rassemblées devant la préfecture du Rhône, alors que le ministre du Travail, François Rebsamen, y était attendu pour une réunion sur le pacte de responsabilité. Les intermittents du spectacle, venus nombreux, ont été rejoints par les étudiants de l’Ensatt et les cheminots de la SNCF. Ils n’ont toutefois pas pu rencontrer le ministre.

Intermittents - manifestation du 16 juin

© Vincent Ferriere

Lundi 16 juin, le Collectif unitaire 69 – un groupement qui représente les travailleurs précaires du Rhône – avait appelé les intermittents du spectacle à manifester devant la préfecture, en début d’après-midi. Objectif : “venir accueillir” le ministre du Travail, François Rebsamen, attendu pour une réunion sur le “pacte de responsabilité”. C’est également à l’occasion de sa venue que 200 cheminots de la SNCF s’étaient donné rendez-vous au même endroit, venant ainsi grossir la foule groupée devant la préfecture.

Intermittents - manifestation du 16 juin

© Vincent Ferriere

Au total, environ 500 intermittents étaient présents. Parmi eux, des travailleurs du spectacle indépendants, des salariés des Nuits de Fourvière ou encore du festival Jazz à Vienne. Entre 150 et 200 étudiants de l’École nationale supérieure d’arts et techniques du théâtre (Ensatt) s’étaient aussi joints à la foule. Deux d’entre eux, Maxime et Nicolas (étudiants en 2e année), expliquent : “On a voté la grève vendredi matin à l’assemblée générale. Nous avons voulu, en tant qu’étudiants, nous montrer solidaires des intermittents, en sachant que notre formation représente tous les métiers du spectacle vivant.”

Un bilan mitigé

Intermittents - manifestation du 16 juin

© Vincent Ferriere

À 15h30, une délégation de 5 personnes devait être reçue par le ministre du Travail, comme l’avait annoncé le Collectif unitaire 69. L’enjeu était de pouvoir débattre de la réforme de l’assurance chômage, tant contestée par les intermittents. Pour rappel : ces derniers critiquent l’accord du 22 mars dernier, signé par les partenaires sociaux. Cet accord prévoit la modification du système d’indemnisation chômage des travailleurs du spectacle et doit être agréé (c’est-à-dire signé) par le Gouvernement, mercredi 18 juin. Mais la réunion a visiblement été un échec pour la délégation. Celle-ci n’a pas été reçue par François Rebsamen mais par Delphine Prady, conseillère au cabinet du ministre (chargée de l’économie de l’emploi, des affaires européennes et internationales). Étaient également présents Jean-François Marguerin, directeur régional des affaires culturelles (Drac) de Rhône-Alpes, ainsi qu’une représentante de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) et une déléguée de Pôle Emploi. Les intermittents en sont ressortis plus tôt que prévu, insatisfaits de ne pas avoir pu rencontrer le ministre.

Une prolongation des protestations ?

L’échec relatif de cette journée de mobilisation annonce la très probable poursuite des protestations chez les intermittents et, avec elle, la possible annulation d’un grand nombre d’événements culturels. Les intermittents du spectacle semblent déterminés à protester contre la signature de l’agrément. Hier, 3 spectacles ont déjà été annulés aux Nuits de Fourvière. Le théâtre de l’Élysée, dans le 7e, mais aussi celui de la Croix-Rousse se sont déclarés solidaires de la cause intermittente. Pour l’instant, les représentations se poursuivent. Les spectacles des Nuits de Fourvière reprennent aujourd’hui, tout comme ceux donnés par les étudiants de l’Ensatt. Jusqu’à quand ?

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires
Faire défiler vers le haut