Floo Flash en concert dans les années 80 au West Side, le club mythique du Palais d’Hiver à Lyon
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Musique : Floo, l'âge d'or du rock lyonnais

Spécialisé dans les éditions d’incunables Lyonnais scintillant comme des trésors cachés, Simplex Records a publié tout récemment les vestiges d’un groupe quelque peu passé sous les radars, dans l’ombre de l’âge d’or “Lyon, capitale du rock” : Floo Flash, sautillant quatuor mod aux accents power pop qui eût pu prétendre à meilleur destin.

Il y a environ deux ans, l’ancien rockeur lyonnais Christophe Simplex (vu au micro des Inoxydables puis de Deuce), également digger invétéré et entomologiste du rock d’ici, a lancé Simplex Records dont la raison sociale est d’éditer – en travaillant en circuit court entre Vaugneray où est basé le label et Annecy où Simplex fait presser ses disques, La Manufacture de Vinyles basée en Haute-Savoie étant la plus proche géographiquement – des enregistrements inédits de formations lyonnaises historiques (Le Voyage de Noz, première référence, Ganafoul, dont nous vous parlions en décembre) ou plus obscures (Aurélia Kreit).

Avec sa quatrième publication, on navigue un peu entre les deux. Floo Flash est une référence du rock lyonnais mais il n’est pas labellisé “Lyon, capitale du rock” comme Starshooter, Ganafoul, Killdozer, Marie et les Garçons ou Electric Callas pour la bonne et simple raison que le quatuor mené par Hervé Paul et le chanteur JL est arrivé un poil trop tard (même s’il gravitait déjà dans cette scène sous d’autres noms). Et puis Floo Flash a fait une partie de sa carrière d’environ 6 ans à Paris, sans sortir de véritable album, terminant sa course en eau de boudin.

Fort possible donc qu’à part quelques spécialistes, ce nom n’évoque pas grand-chose. Voilà pourtant un groupe lyonnais qui mérite d’être (re)découvert. Et c’est bien ce qu’entend faire Simplex Records en éditant ces inédits du groupe sous la bannière Moderne, le titre du disque. “Moderne” car ces types-là naviguent quelque part entre l’esthétique new wave de ceux qu’on appela au début des années 80 “Les Jeunes Gens modernes” et le meilleur du courant mod anglais (des Kinks au Jam de Paul Weller).

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