Lewis versus Alice, d’après Lewis Carroll – mise en scène Macha Makeïeff © Pascal Victor / ArtComPress
Lewis versus Alice, d’après Lewis Carroll – mise en scène Macha Makeïeff © Pascal Victor / ArtComPress

Premiers spectacles de 2020 sur les planches de Lyon

Sans même attendre la fin des vacances scolaires, Fabrice Luchini vient sonner l’heure des comptes. Avant que Macha Makeïeff, Emmanuel Meirieu et Caroline Loeb lancent cette deuxième partie de saison dans les théâtres de Lyon.


Luchini ouvre son livre de comptes

Fabrice Luchini © DR
Fabrice Luchini © DR

Sans attendre la belle saison (il était au départ programmé en juin), Fabrice Luchini déboule cette semaine à Lyon. Dans Des écrivains parlent d’argent, un spectacle comme il sait les bâtir, à partir de sa gigantesque culture littéraire, il interprète des écrits d’Émile Zola, de Victor Hugo ou de Charles Péguy soigneusement choisis puisqu’ils analysent notre rapport à l’argent. Outre la qualité des textes, on attend les digressions sur l’actualité qui font de ses spectacles des moments d’intense jubilation.

Fabrice Luchini / Des écrivains parlent d’argent – Vendredi 3, samedi 4 et dimanche 5 janvier au Radiant-Bellevue (Caluire)


Makeïeff chante son Carroll

Lewis versus Alice, d’après Lewis Carroll – mise en scène Macha Makeïeff © Pascal Victor / ArtComPress
Lewis versus Alice, d’après Lewis Carroll – mise en scène Macha Makeïeff © Pascal Victor / ArtComPress

À partir du 7 janvier, Macha Makeïeff livre aux Célestins une manière d’hommage à l’auteur d’Alice au pays des merveilles, à partir de sa vie et de son œuvre. La metteuse en scène entre dans l’univers fantastique de l’écrivain britannique, tente d’approcher le psychisme de ce poète énigmatique, indocile avec les conventions victoriennes, collectionneur bizarre, excentrique clergyman d’Oxford, photographe, logicien, spirite, célébré par les surréalistes… Il est incarné par le délicieux Geoffrey Carey, dans une production à l’esthétique léchée dont la directrice de la Criée signe aussi le – fabuleux – décor et les costumes.

Lewis versus Alice – Du 7 au 11 janvier au théâtre des Célestins


Meirieu donne voix aux orphelins

La Fin de l’homme rouge – Mise en scène Emmanuel Meirieu © Nicolas Martinez
© Nicolas Martinez

Des orphelins d’utopie. C’est ce que raconte La Fin de l’homme rouge, le livre de Svetlana Alexievitch (prix Nobel de littérature 2015). À partir de ces témoignages poignants sur le désenchantement post-socialiste et post-URSS, Emmanuel Meirieu livre sept tableaux dans un écrin de musique et de lumière. Sept personnages brisés, de plusieurs générations, face au public, racontent leur histoire. Pour donner encore plus de poids à ces récits tragiques, les décors sont inspirés d’une salle de classe en ruine de Prypiat, après la catastrophe de Tchernobyl. Bouleversant d’humanité.

La Fin de l’homme rouge – Mardi 7 janvier au Radiant-Bellevue (Caluire)


Loeb parle le Sagan

Caroline Loeb en Sagan © Richard Schroeder
Caroline Loeb en Sagan © Richard Schroeder

À partir des textes de ses entretiens publiés chez Stock, sous le titre Je ne renie rien, Caroline Loeb tisse un monologue dans lequel Françoise Sagan se révèle avec toute sa tendresse, son intelligence féroce et son humour subtil. Dans ce spectacle mis en scène par Alex Lutz, c’est Caroline Loeb qui incarne le “charmant petit monstre”, selon l’appellation donnée par François Mauriac à l’écrivaine lors de la sortie de Bonjour tristesse. La comédienne – également chanteuse, inoubliable interprète de C’est la ouate – y offre un jeu empreint de justesse qui a valu au spectacle d’être nominé aux Molières 2018.

Françoise par Sagan – Du 7 au 25 janvier à la Comédie-Odéon (Lyon 2e/Cordeliers)


[Textes extraits du mensuel Lyon Capitale n°795 – Janvier 2020 – et de notre supplément Culture janvier-juin]

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