THE RAKE'S PROGRESS : DEBAUCHE A HOLLYWOOD

Mais le diable réclame son dû. Rakewell sombre dans la ruine de l'âme... C'est l'histoire faustienne que raconte The Rake's Progress, l'opéra de Stravinsky. L'œuvre mozartienne d'esprit, "est un opéra simple à exécuter musicalement, mais difficile à porter à la scène" selon le compositeur. Le détonnant Robert Lepage a relevé le défi. Auréolé d'une gloire internationale, adulé pour ses productions théâtrales, ses mises en espace des concerts de Peter Gabriel, le canadien a aussi conçu le nouveau spectacle du Cirque du Soleil. Lepage multiplie les références cinématographiques, mêle danse et vidéo, dans une mise en scène délirante et décalée : "Il m'est apparu que "The Rake's Progress" n'est pas seulement néo-classique ou néo-baroque comme on le dit souvent. Il y a aussi du jazz, du blues, des choses qui ressemblent à des jingles de pub et dont la télévision américaine s'est inspirée ensuite pour des feuilletons. J'avais donc envie de tenir compte aussi de ces références-là, d'où l'idée de transposer l'action dans les années 50 et 60, avec des clins d'oeil à Hollywood ou Las Vegas."
Autre virtuose, la direction musicale a été confiée à Alexander Lazarev que les lyonnais ont pu apprécier dans Moscou, quartier des cerises, formidable production de l'Opéra de Lyon, en décembre 2004, et lorsqu'il a dirigé l'Orchestre National de Lyon, en 2005. Pour les malchanceux qui rateront cet événement, co-produit par les opéras de Lyon, Bruxelles, Londres, San Francisco et Madrid, Arte en diffusera une captation, en novembre.
Guillaume Tanhia

The Rake's Progress, d'Igor Stravinsky, mise en scène : Robert Lepage, direction musicale : Alexander Lazarev. Opéra de Lyon, place de la comédie, Lyon 1.
0 826 305 325 ou www.opera-lyon.com

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