Axiome Uncivilized
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Uncivilized : un festival précurseur

Ce mercredi 15 janvier, l’association Axiome lance la 3e édition du festival Uncivilized. Un événement musical et audiovisuel 100 % lyonnais.

Créer un festival mêlant musiques actuelles et arts visuels. Avoir dans le même public des adeptes d’électro, de chanson française ou de hip-hop. C’est le pari de l’association Axiome. Pour ses bénévoles, les maîtres-mots sont interactivité, découverte et innovation. “On est orientés technologies, mais le mélange fait partie de l’art, confie Romain Charbonnel, leur président. Nous qui venons d’un milieu alternatif, on a toujours eu une mise en relation de la vidéo et de la musique.”

D’un point de vue musical, ce ne sont pas les têtes d’affiche qui intéressent Uncivilized : “C’est trop facile… Nous, on est vraiment en recherche de créativité dans nos événements.” Seront donc présents, entre autres, le groupe de musique de rue La Rue Ketanou, le duo explosif et surprenant Soviet Suprem et le coup de cœur de cette édition : Hippocampe Fou. Une programmation variée, issue de “découvertes à la radio”, précise Romain Charbonnel, et de nombreux DJ de la scène électronique régionale.

Arts visuels et interactivité

Pendant les concerts, un dispositif sera mis en place pour interagir en direct avec l’écran, grâce à l’installation de capteurs infrarouges. Une technique de mapping, utilisée notamment pour la Fête des lumières, permettra la projection de lumière ou de vidéo sur des volumes à grande échelle. Le président d’Axiome promet ainsi “un show lumineux laser et déjanté” pour la soirée de ce vendredi (17 janvier) au Marché Gare.

Composée d’un groupe de jeunes Drômois, l’association Axiome a été créée en 2008 à Lyon. Elle débute par l’organisation de soirées au Toï Toï/Le Zinc à Villeurbanne, puis participe à la Fête de la musique lyonnaise. Elle organise également un festival dans le Sud en mai et juin. C’est en 2012 qu’ils créent la première édition de leur “bébé”, le festival Uncivilized.

Nuit blanche au Transbo

Tout n’est pas toujours simple. Romain Charbonnel admet que les lieux sont, d’année en année, plus difficiles à obtenir : “Il y a de plus en plus de gens qui font des jolies choses… et puis, on n’est pas subventionnés.” Il faut alors se faire doucement connaître, prendre son temps et surtout faire ses preuves en s’implantant sur la scène culturelle lyonnaise. Un bon signe : Axiome a obtenu la confiance du Transbordeur, qui accueillera la nuit blanche de samedi (18 janvier).

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Uncivilized. Du 15 au 19 janvier, dans 6 lieux du Grand Lyon. Programme et billetterie sur le site Internet du festival.

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