Double meurtre de sang froid

Pourtant, les experts médicaux sont unanimes : Pierre Mazoyer, un franco-gabonnais de 43 ans, était pleinement responsable de ses actes, les 4 et 8 juillet 2004, lorsqu'il tua sa femme et un témoin.

Vertèbres brisées
En ce début d'été, le couple Mazoyer-Durand bat de l'aile. Un dimanche soir, à 1h30 du matin, l'homme rejoint, un peu ivre, le lit conjugal. Essuyant un refus de sa femme d'avoir une relation sexuelle, l'homme tord brutalement le cou de sa femme et lui brise les vertèbres. De peur qu'elle ne se relève, il la frappe de plusieurs coups dans le thorax, à l'aide d'un couteau de boucher... après quoi, il donne le biberon à son fils.
Tout est minutieusement préparé : le cadavre est enroulé de draps et entreposé dans la cave de l'immeuble, à la Croix-Rousse. Le lendemain, il explique aux enfants que la mère est allée faire son marché, et achète une corde, une cantine métallique, du ruban adhésif. Deux jours plus tard, en pleine nuit, il transporte le corps de sa femme quai Jean-Jacques Rousseau, au niveau du pont de la Mulatière. Le corps est placé dans "l'armoire" en métal, lesté d'un parpaing, et jeté dans la Saône.
Au mauvais endroit, au mauvais moment
Pas de chance, à ce moment, Yoland Wullaert, un pêcheur originaire des Minguettes, voit la scène. Pierre Mazoyer s'approche de lui pour négocier son silence. Après avoir fumé une cigarette ensemble, le tueur le frappe avec un marteau de seize coups sur la tête. Et jette le corps dans l'eau. Les policiers font très rapidement le lien entre les deux meurtres et Pierre Mazoyer, qui risque la perpétuité pour ce double meurtre exécuté avec sang froid.

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