Najat Vallaud-Belkacem
© Tim Douet

Pédophilie : à Villefontaine, les parents attendent des excuses

Najat Vallaud-Belkacem et Christiane Taubira seront dans l'Isère ce lundi pour dévoiler les conclusions de l'enquête administrative menée par les ministères de la Justice et de l'Education nationale.

Najat Vallaud-Belkacem et Christiane Taubira se rendront dans l'Isère ce lundi afin de présenter les conclusions de l'enquête administrative menée conjointement par leurs deux ministères après le drame survenu à Villefontaine où un directeur d'école est accusé du viol de plusieurs de ses élèves. En 2008, l'homme avait déjà été condamné pour recel d'images à caractère pédopornographique. "On attend qu'on nous révèle tous les agissements qu'il y a eu, qu'on mette en exergue tous les dysfonctionnements, a confié Nidal, un parent d'une élève victime de l'instituteur pédophile, invité de Sud Radio. On espère que le Gouvernement prendra ses responsabilité et on attend qu'il présente ses excuses, on attend des mesures fortes de la part des ministres et que la magistrature prenne ses responsabilités."

Pour ce parent d'élève, les responsabilités sont partagées entre la Justice et l'Education Nationale. Il attend des excuses et regrette qu'elles mettent tant de temps à arriver : "Ils viennent rencontrer les parents au bout de 42 jours. Quand TV5 a été piraté, le lendemain il y a eu 3 ministres. C'est quelque chose qui est juste normal. Quand il y a erreur, il faut des excuses. Ça fait 42 jours que moi et les parents victimes attendons ces excuses pour entamer un processus de reconstruction. C'est très important pour nous."

2001… puis 2008

En 2001, le directeur de l'école avait déjà été inquiété dans une affaire de geste déplacé sur une enfant. Si l'affaire avait été classée sans suite par la police, l'Education nationale avait été alertée. 7 ans plus tard, le même individu avait été condamné pour des faits de détention d'image à caractère pédopornographique. Outre une peine de prison avec sursis, il avait été soumis à une obligation de soins de deux ans. L’Éducation nationale n'avait alors pas été tenue informée de cette condamnation.

Lors de son audition en 2008, l'instituteur avait été interrogé par les enquêteurs sur d’éventuels gestes commis sur des enfants, il déclarait alors ne jamais être “passé à l’acte” : “Je n’ai jamais eu de relations avec des mineurs.” Mais aurait-il pu "passer à l'acte" ? “Je ne peux pas le concevoir, mais je peux le craindre”, avait-il alors affirmé.

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