Primaire : comme Peillon, Sylvie Guillaume n’a pas donné de consigne

La députée européenne s’est dite “déçue” du score de son candidat. Présente à la fédération PS du Rhône ce dimanche soir, Sylvie Guillaume s’est contentée de se féliciter de la participation au scrutin.

La barre des 2 millions de votants fixée la semaine dernière par Yves Blein devant les caméras de Lyon Capitale ne sera a priori pas franchie. Reste que, dans le camp Peillon, comme partout à gauche ce dimanche soir, on tient à souligner une mobilisation satisfaisante. C'est le sens des déclarations de Sylvie Guillaume, qui souligne "les inquiétudes" suscitées par les estimations de la mi-journée. La députée européenne a souligné une bonne dynamique, que Vincent Peillon a appelé à développer dimanche prochain.

Mais le candidat comme son alliée lyonnaise se sont bien gardés de donner quelque consigne de vote que ce soit. Si ce n'est, précisément, d'aller voter. Vincent Peillon a surtout appelé au "rassemblement des gauches", qualifié de "talisman", "pour battre la droite de revanche de François Fillon [...] et éviter la chronique annoncée d'un second tour entre la droite et l'extrême droite nationaliste et raciste de Mme Le Pen".

Quant à la victoire de Benoît Hamon, Sylvie Guillaume est partagée. Elle lui reconnaît avoir mené "un travail de fond depuis plusieurs années". Pendant les débats, "il a su bien présenter ses idées, fussent-elles inapplicables", notamment la proposition de revenu universel, que la députée européenne juge "séduisante mais sujette à caution sur son financement et par rapport au travail".

Faire défiler vers le haut