Dupont-Aignan veut construire des partenariats européens

Interrogé au micro de Sud Radio, le chef de file de Debout la République, Nicolas Dupont Aignan, souhaite que la France reprenne la maîtrise de ses frontières et de sa monnaie. Il avance en revanche la possibilité de créer des partenariats avec d’autres pays européens sur le modèle d’Airbus. Ce point, constitue selon lui sa différence avec le Front national.

Invité de Sud Radio ce vendredi, le président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan a appelé à ce qu’on "rende sa liberté à la France, pour qu’on puisse gouverner, mettre nos frontières, avoir notre monnaie, comme tous les pays du monde qui réussissent".

"Ceux qui nous gouvernent depuis 20 ans, UMP, PS, Verts, centristes ont signé les mêmes traités d’abandon à l’Union européenne, qui fait que notre pays n’est plus maître de son destin", a-t-il appuyé, dénonçant les "pleins pouvoirs laissés à des technocrates et bureaucrates non élus qui ne gouvernent pas dans l’intérêt du pays, ni de l’Europe d’ailleurs". "Il y a une désespérance de l’ensemble des Français qui constatent qu’ils élisent des présidents de la République, un coup à droite, un coup à gauche, et qui ne font rien, ou du moins qui font la même chose. A partir de là, chacun a son opinion politique. Il y a ceux qui sont d’extrême droite ou de droite extrême et qui veulent voter front national, il y a ceux qui sont de gauche et qui veulent voter front de gauche", détaille Nicolas Dupont Aignan qui, de son côté, souhaite "mobiliser les gaullistes", "pour un patriotisme modéré et constructif".

Partenariat à 3 ou 4 pays

Parlerait-il d’UMPS comme le fait Marine le Pen, la présidente du Front national ? "Il y a des différences, et je préfère l’UMP au PS. Mais ils ont obéi au même cadre. Ils ont abandonné la France. Moi je veux qu’on redresse notre pays en retrouvant notre liberté, c’est-à-dire les instruments d’un Gouvernement qui peut gouverner, ce qui n’interdira pas -et c’est ma différence avec le Front national- de construire des partenariats européens à 3 ou 4 pays sur des projets concrets".

Et de prendre en modèle les liens européens autour du projet Airbus : "Pourquoi n’est-on pas capables de le faire pour la lutte contre le cancer, pour le panneau solaire de demain...". Récupérer la maitrise de la monnaie, des frontières, des lois apparait indispensable pour celui qui estime que cela "n’empêche pas d’être un bon Européen si on veut travailler avec les autres, mais dans le respect de notre liberté".

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