David Kimelfeld en meeting © Antoine Merlet 2019
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Élections 2020 : Kimelfeld et les écologistes, un mariage de raison ?

Pour faire barrage à Gérard Collomb, les écologistes et David Kimelfeld pourraient sceller une alliance de circonstance. L’actuel président de la métropole leur donne régulièrement des gages.

Si les écologistes entretiennent le flou sur leur positionnement politique, se retirant du clivage gauche/droite, ils ont jusqu’ici été clairs sur leurs possibles partenaires de second tour. Avant le retour de Gérard Collomb du ministère de l’Intérieur, leurs militants avaient posé un veto : pour la première fois depuis 2001 leurs routes ne se croiseront plus. “Les candidats écologistes ont changé. Avec les anciens comme Pierre Hémon ou Bruno Charles on pouvait trouver des arrangements en proposant des vice-présidences. Je ne sais pas si les nouveaux Verts seront dans la compromission”, s’interroge un proche de Gérard Collomb. La réponse de Grégory Doucet, candidat à la mairie de Lyon, ou de Bruno Bernard, chef de file métropolitain, ne va pas dans le sens d’une entorse au vœu des militants. Surtout que l’entrée en campagne de Gérard Collomb creuse le fossé. En plus de leur adresser quelques piques, le maire de Lyon porte avec une ferveur nouvelle l’Anneau des Sciences. Or les écologistes ont fait de l’abandon de ce projet, qualifié d’écocide, un préalable à toute discussion. La porte était fermée, les deux parties ont décidé de la murer. Au cas où.Pour les écologistes, les alliés naturels se situent donc sur leur gauche. Le PS, qui tente de verdir son propos, tend la main. Les Insoumis ont aussi une fibre environnementale. En pleine décrue électorale, ils attraperaient bien une bouée de sauvetage, comme le montrent les alliances dans des communes comme Villeurbanne avec des socialistes longtemps honnis. De son côté, David Kimelfeld multiplie les appels du pied aux écologistes. En décembre, il a ainsi annoncé dans un entretien à Lyon Capitale qu’il abandonnait l’Anneau des Sciences.

Discussion avec la gauche plurielle…

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Ce jeudi 30 juillet, le deuxième conseil municipal de la Ville de Lyon se tient à l’Hôtel de Ville. Gregory Doucet, nouveau maire, affirme davantage son indépendance face à Bruno Bernard. Le maire écologiste soutient une mesure symbolique : la diminution de ses indemnités.

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