Le député du Rhône Jean-Luc Fugit, lors d’une réunion du Grand Débat national, en janvier 2019 © Antoine Merlet
Le député du Rhône Jean-Luc Fugit, lors d’une réunion du Grand Débat national, en janvier 2019 © Antoine Merlet
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GJ : “Il faut accepter de se faire houspiller” (Jean-Luc Fugit, député)

Il a été le premier parlementaire à organiser des réunions du Grand Débat, avant même le lancement de cette opération censée répondre aux attentes des Gilets jaunes et, plus largement, des Français. Entretien avec Jean-Luc Fugit, député de la 12e circonscription du Rhône.


Lyon Capitale : Comment analysez-vous le mouvement des Gilets jaunes, un an et 53 actes plus tard ?Jean-Luc Fugit : Je ne veux pas dire que j’avais vu venir les choses mais, dès septembre 2018, j’avais alerté, avec 37 députés, le Gouvernement sur la CSG des retraités. Je considérais que nous étions allés trop loin et qu’il fallait corriger. Sur le terrain, j’avais ressenti que quelque chose n’allait pas, mais je n’avais pas perçu un si grand mécontentement. Pour faire des réformes de fond, il faut embarquer les gens avec nous. Nous avons manqué de pédagogie.Qu’a changé le mouvement des Gilets jaunes dans votre façon d’exercer votre mandat ?

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Pierre-Yves Gomez © Antoine Merlet
Pierre-Yves Gomez est économiste, essayiste et professeur à l’EM Lyon, où il dirige l’Institut français de gouvernement des entreprises. Dans L’Esprit malin du capitalisme (Desclée de Brouwer, 2019), il montre comment le capitalisme s’approprie tous les aspects de notre existence et dans quelle mesure il influence nos modes de vie. Entretien.
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