Yves Blein
©Tim Douet

Grand Lyon : Kimelfeld soutient Blein, qui ne soutient personne

Candidat à l'élection métropolitaine dans la circonscription J (Vénissieux, Corbas, Feyzin, Saint-Fons, Solaize), Yves Blein a reçu le soutien de David Kimelfeld. L'inverse n'est cependant pas tout à fait réciproque.

Candidat aux municipales à Vénissieux, le député Yves Blein a annoncé ce lundi son choix de se présenter aussi à l'élection métropolitaine. “Je considère que la métropole va être dépositaire d'enjeux importants. Les nouvelles dispositions électorales vont permettre de rompre avec des dizaines d'années où le Grand Lyon a été administré par le maire de Lyon. Aujourd’hui, si l’on veut être maire dans cette agglomération, il faut entrer dans le jeu métropolitain”, a-t-il déclaré.

Dans la foulée de cette annonce, David Kimelfeld a assuré que le programme de l'ancien maire de Feyzin “comporte de grandes similitudes avec [son] projet pour la métropole et les territoires du sud-est lyonnais”. Dans ce contexte, il a demandé à ses deux têtes de liste, Fazia Ouatah et Rabah Tarchouni, de se retirer pour rejoindre “dès aujourd’hui la liste portée par Yves Blein” qu'il “soutiendra sans réserve”.

Les portes grandes ouvertes

De son côté, Yves Blein est bien moins catégorique concernant un soutien réciproque. “On a eu l’occasion d'échanger avec David Kiemfeld. Je note avec satisfaction qu'il me soutient, mais si d'autres me soutiennent ils sont les bienvenus”, tempère-t-il. À commencer par Gérard Collomb, son vieux compagnon de route du Parti socialiste ? “Ma liste n’est dans aucune des écuries. On verra comment se composera l’exécutif. L’enjeu pour nous est de peser sur les décisions politiques en faveur du développement de l’Est lyonnais. Je veux pouvoir peser jusqu'au bout. Dans la composition future de l’exécutif, que ce soit Kimelfeld, Collomb, Buffet ou d'autres, on va regarder quelles sont leurs propositions pour rééquilibrer l'agglomération et alors toutes les discussions seront possibles”, répond le candidat.

Ces tractations tourneront notamment, selon lui, autour des arbitrages sur les grands investissements à réaliser : “Je ne comprends pas aujourd'hui que soit prioritaire la réalisation d’une ligne de métro E entre Hôtel-de-ville et Tassin-la-Demi-Lune. Oui il y a des bouchons à l'ouest, mais il y en a beaucoup plus à l'est. C’est un peu le même sujet pour l’anneau des sciences. Pourquoi pas ? Mais il faut d'abord finir le contournement à l'est. Or, quand on regarde le coût de ces projets (Métro E, anneau des sciences, NdlR) , ils absorbent la quasi-totalité de la capacité d’investissement des 10 prochaines années”.

C’est sur cet équilibre à retrouver dans la métropole qu'Yves Blein envisage de se faire faiseur de rois.

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