La douloureuse facture des grands stades

Samedi 9  janvier, l’Olympique lyonnais (OL) jouera plus qu’un match. Ce jour-là sera inauguré sur la commune de Décines-Charpieu, dans l’est de l’agglomération lyonnaise, le Stade des lumières, une enceinte de 58 000 places, la troisième plus vaste de France après le Stade de France et le Stade-Vélodrome de Marseille.

Construit par le groupe Vinci, il aura nécessité trois années de travaux et coûté 405 millions d’euros. (...) Loin d’être un lieu réservé au sport, le Stade des lumières associe un parc d’affaires, des centres médicaux et de remise en forme, une zone de loisirs, des hôtels et restaurants et un Musée du sport rhônalpin. Ce projet ambitieux est né de la volonté de Jean-Michel Aulas, le président de l’OL, qui a dû batailler ferme pour qu’il voie le jour. Car les obstacles ont été nombreux : les associations de riverains ont multiplié les recours, entraînant d’importants retards, ce qui a contribué à "plomber " le cours de Bourse du club, déjà mal en point. Introduite en fanfare à 24 euros en février 2007, précisément pour financer la construction du nouveau stade, l’action de l’OL ne vaut plus que… 2 euros.

Faute de qualification pour la lucrative Ligue des champions, les comptes du club virent au rouge. Sur les cinq dernières années, l’OL a cumulé une perte nette de 137 millions d’euros, ce qui l’a obligé à réaliser une augmentation de capital de 53 millions d’euros en juin 2015, provoquant une « dilution » de 75 % des actionnaires. Ces mésaventures montrent à quel point l’aléa sportif complique la gestion d’un club et de son stade. C’est précisément pour être moins dépendant de ses performances sur le terrain que l’OL veut diversifier ses sources de revenus en lançant de nouvelles activités. Un pari à haut risque.

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